‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. Faugère (volume 2)Chapitre 158 sur 205 · I.XXVIII. — A INE RELIGIELSE DE FORT-ROYAL. Atil · texte numérisé non relu

I.XXVIII. — A INE RELIGIELSE DE FORT-ROYAL. Atil

pas que \ous puissiez être bien autrement, je veux dire qu'après avoir assujetti votre volonté a celle du l'obéissance. Vous devriez vous contenter (ju'on vous ait promis de vous décharger, sans vouloir prescrire le temps. Je vous supplie donc de considérer que vous êtes religieuse, c'est-à-dire, une brebis destinée à la boucherie, comme dit saint Benoît, et qu'il faut être tous les jours égorgé en faisant mourir sa propre volonté. Il ne faut pas se rendre à votre tenlalion, mais tâcher à vous en délivrer, et ensuite on pourra vous accorder votre demande, qm sera alors selon les règles de Dieu et qui portera les marques d'une inspiration procédant de laSapresse de Uieu, qui est Jcsus-Chrisl, dont on vient de chantera vêpres qu'il dispose toutes choses avec suavité.

LXXVIII. — A une religieuse de Port-Royal •. Sur la simplicité avec laquelle on doil se laisser conduire.

1.— Quelle manière de parler est celle-là? parce que votre supérieure aime une chose vous la ha'issez, et cela par improbalion de ce (ju'elle veut dissinmler ses senlimens! La simplicité ne vous doit-elle pas obligera croire (|ue cela doil être ainsi, puisiiue votre supérieure trouve à propos de le faire? Et en etTet, c'est un point de conduite de ne faire point connoîlre ce (pie l'on pense des choses; et si une supérieure agissoit de la sorte, cela obligeroilles âmes à être simples, s'arrétaut a ses paroles, sans pénétrer son sentiment davantage, parce qu'il leur seroit impénétrable.

2. — Le moyen (juc vous voulussiez vous arrêter à deviner. Et pour éviter ce mal vous voulez un remède encore pire, qui est de saNoir les choses sans avoir la peine de les deviner; au lieu qu'il laudroit être disposé vers les supérieures (jui nous représentent Dieu sur la terre, comme l'on doil cire à l'égard

' Elle rt^pond par arlicles, pour abr(''ger davanla^c, 'd une personne qui lui érrivoil de même. (Ce liire i-sl de I ecrilnre de la mère Angélique de Saiol-Jcau.) ( .\oU- de J/"' de Themeriçourl.^

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