‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. Faugère (volume 2)Chapitre 176 sur 205 · XCIII.— A une religieuse de Port-Royal · texte numérisé non relu

XCIII.— A une religieuse de Port-Royal

Elle lui donne divers avis.

Ma très-chère sœur. Je crois que M. Singlin vous aura dit de communier le jour de la Sainte-Vierge, et que vous lui aurez obéi dans la confiance que Dieu recevroit votre nouvelle résolution, au lieu de la précédente, dans laquelle vous aviez branlé.

Si vous voulez que Dieu ait agréable l'action que vous avez entreprise., il faut que vous renonciez à la liberté que vous avez de vous en dédire, et que vous vous donniez à lui pour demeurer au lieu où vous êtes aussi longtemps que sa providence l'ordonnera, c'est-à-dire, pendant qu'il y aura des malades; si ce n'étoit que vous eussiez quelque raison légitime d'en sortir, comme si vous vous trouviez mal; mais pour vous ennuyer, ou pour le désir de voir une créature, tant s'en faut que ce soient des. sujets de quitter votre entreprise, que vous y devez persévérer en la vue de ces deux choses, je veux dire pour vous détacher d'une aifection trop ardente, et pour ofTrir à Dieu une occupation ennuyeuse, afin qu'il vous délivre de

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