G LETTRES DE LA MÈRE AGNÈS
noissez celle qui est entièrement à vous et avec toute la tendresse possible.
DXII.— Aux mêmes sœurs de Port-Royal de Paris.
Sur le même sujet.
30 juin 1665.
J'aurois désiré que vous eussiez dit dans votre première lettre que vous ne deviez pas sortir sans protester que vous ne sortez que par les ordres qu'on vous en donne; car je vous aurois dit (jue je ne trouve poinl à redire à cela, et que ce que j'entends de sortir de bonne grâce, c'est de le faire sans bruit et sans répéter plusieurs fois les mêmes choses. Je pense que ce seroit assez de dire : u Monseigneur, nous sortons parce « que vous nous l'ordonnez et que vous le commandez, et « nous protestons que c'est sans préjudice du droit que nous « avons de revenir en notre maison quand nous le pource rons; » et après cela sortir en silence et demander la bénédiction à Monseigneur. Vous avez vos raisons, mes chères sœurs, et nous avons aussi les nôtres et qui nous regardent autant que nous-mêmes; mais l'on ne peut pas tout dire.
Je vous supplie très-humblement de me faire réponse surle-champ, c'est-a-dire le plus tôt que vous pourrez, pour m'assurer que vous sortirez avec douceur et respect là Monseigneur, ce que je n'aurois pas craint de votre part, si l'on ne nj'avoit dit que vous fîtes extrêmement de bruit quand on ôta les trois dernières, ce que Ton exagère peut-être, car je présuppose que l'on nous en fait bien accroire. Je vous embrasse toutes, mes très-chères sœurs, en général et en particulier.
L'on nous assure qu'on n'en retiendra pas une de celles qui voudront aller.
DXIII.— Aux sœurs converses de Port-Royal de Paris.
Sur le desseiu que M. l'arclievèque avait, en envoyant à l'orl-Iloyal-des- Cliamps une partie des religieuses , de laisser loules les converses à la maison de Paris.
Le 30 juin 1665.
Mes très-chères sœurs. Je suis si touchée de la douleur que