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Matrès-clièresu'ur, Je vous aurois plus tôtremerciée, connue je fais très-humblemcul, des marques qu'il vous plaît de me donner de votre amitié, si j'avois reçu vos premières lettres; mais elles ont été adressées en uîi lieu ou Ion ne uousconuoît plus. Mon frère qui est venu nous voir nous a rendu la dernièie en main propre.
Vous me faites yrandpitié, ma très-chère sœur, de soutlVir de t^i grandes peines, dans lesquelles je désirerois de vous pouvoir soulager ; mais il faudroil avoir plus de lumièie et plus lie counoissance de votre étal que je n'en ai pour vous dire quelque chose sur quoi vous puissiez faire quel(|ue fondcmeut.
Je vous dirai seulement eu général ce (jue je me dirois à moi-même, (jui est (ju il ne se faut point troubler pour les appréhensions que l'on a de n être point agréable a Dieu, si ce n'ot (|u'on remartpie dans î?es actions quiUpie chose «pii dépl.u^<.' a Dieu, a(jnoi peul-èlre on est atUiclie ; ce (|u il punit ({uelquefois par ces délaisseineos intérieurs, encore (lue ce ne ."oit |ias eu un sdjet toit iuq)ortant. Car poui- merit( r (|ue iMeu nous communique ses grâces, il faut se donner enlieremenl u lui, et être résolu de combattie et de detrmre tout ce qui lui déplaît en nous. Ijuaiid notre conscience nous rend ce témoignage, il ne laut point s'in(|uieter pour les sécheresses d esprit dans lesi|uelles on se trouve, et par lesijuelles Dieu éprouve si les âmes le cherchent sincèrement ^ans désirer de consolations s[)iriluelles. iSulie-Seigneur a voulu commencer sa passion en se h\ratil lui-même a une tristesse si