IV.— A Madame la marquise d'Aumont
VMv l"i'\lioile ù l'it'ii recevoir les lumières que Dieu lui donne.
Ma très-chère su'ur. Je i>ense (jue vous ferez bien de suivre Dieu et de vous tenii' dans 1 application où il vous met du lond de votre âme, que vous n'aviez pas encore pénétré, conmie Dieu vous le découvre maintenant. C'est une j^ràce du Saint- Es|nit, (pii prépare en vous, comme il a lait eu la Vierge, la demeure de Dieu. Dites a son imitation, que vous êtes la servante de Jésus-Christ, et (|u'il voussoii fait selon la parole (pie son serviteur ((jui vous tient lieu d'un angcj vt)us a dite de sa part. Que cette parole soit vive elellicace, et qu'elle sépare en vous les ténèbres de la lumière, en vous donnant une véritable com|tonction d'avoir tant suivi le mensonge au lieu de la vérité. Je su|)plie la sainte Viurgc queii ce jour de ses incom|irchensibles grandeurs, cl de ses tliviius et iuellables suavités, elle sauclilie par ses prières laniertiMue dans latjuelle vous êtes, (|ui sera, s'il plail a Dieu, la source dune solide consolation.
' Lhdras, livre ii, c. viii, v. lu.
* Judilli, c. II, V. M .