LXXXI.— A Monsieur Arnauld
Au sujet d'un chapitre des Constitutions de Porl-Royal ' quil avait trouve trop court, et auquel elle avait ajouté quelque chose.
De Port-Royal, ce il mars (1647).
Mon père, 11 m'est souvenu que vous nous avez dit que le chapitre de la confession étoit trop court. Nous y avons donc ajouté quelque chose, ce que je fais presque sans réflexion, sur respéranc(; (itic j'ai (pie l'on corrigera, et même qu'on supprimera tout ce (pii n'est pas à propos. Je désirerois encore (pic cela donnât des ouvertures d'esprit pour y mettre ce que je ne sais pas, en récompense de ce (|ue je m'expose à l'humiliation en mettant tout ce (pii me vient à l'esprit, (jue j'iml>rouve moi-même, voyant bien (|ue ce n'est pas cela qu'il faudroitdiit', et que je produis néainnoins, n'ayant pas mieux. Notre mère croit <pie cet article est de grande importance panvi (pi'il pourra arriver ipi'on n'aïua plus d'autres instructions (pie celles qui seront dans les constitutions, et il esta craindre qu'on ne vienne a S(; servir de la confession selon les maximes du temps, en y mettant toute sa contlance.
' Les CantliltUioiiK d<.' Porl-Hoiial sont de la More Agnès, excepté V Inntilulion de» Novices, qui est de la sœur (tcrtrude.