‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 153 sur 247 · CXXVII. — A MADEMOISELLE PASCAL. I · texte numérisé non relu

CXXVII. — A MADEMOISELLE PASCAL. I

rend aussi utiles (f ue les plus iiirandes. Je vous sui)plie, ma chère sœur, de demeurer toujours dans ce sentiment (jue rien ne "VOUS est dû, et de recevoir tout le bien qui vous arrivera comme une ^'ràce. C'est ce que dit la règle, (ju'il se faut contenter de toute vileté et extrémité. Nous voici liientiM à la (été de saint Benoît \ où l'on nous recommence la règle, afin que l'intercession de ce saint nous la fasse mieux pratiquer. Je suis, ma très-chère sœur, entièrement ta vous.

CXXVII —A Mademoiselle Pascal.

Sur l'état des; personnes retenues dnns le monde malgré elles.

Mars l()ol.

L'état de suspension où sont les personnes qui sont retenues dans le monde malgré elles, dans le désir (prdle^ ont de n'être qu'à Dieu, ressemble à celui des âmes (|in étant sorties de leur corps ne peuvent plus aimer ni désirer (jue Dieu, et qui pourtant ne le possèdent pas encore; c'est pounjuoi je crois que leurs prières pour les morts sont fort agréables à Dieu.

Je ne vous dis rien de notre mère% parce qu'elle est aussi véritablement vôtre (pic si vous y étiez déjà. C'est l'avantage qu'il y a que totit est réel devant Dieu de ce qui est dans le cœur de ceux «iiu l'aiment. Soyons de ce nombre, ma chère sœur, et ayons gravé dans l'esprit les j)aroles (jue notre défunte ' avoit à la bouche peu de temps avant (jue d'expirer : a Heureux qui n'est qu'à Dieu, (|ui de Dieu se contente ! »

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