‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 182 sur 247 · CI.IN. — A LA N>:i K M.XUIK ru VKLOITE DES"-CLAIRE · texte numérisé non relu

CI.IN. — A LA N>:i K M.XUIK ru VKLOITE DES"-CLAIRE

resse. l'uiir c»i qui est de voire cheminée, il vaut mieux se taire que de parler. L'on travaille à celle de notre mère.

CLIV.— A la sœur Marie-Charlotte de Sainte-Claire Arnauld d'Andilly

La pyix el la joie nous sont nécessaires dans le service de Dieu.

Vendredi \ 9 janvier ( 1 652).

Ma très-clière sœur, J'ai longtemps tardé à vous remercier comme je fais lie tout mou cœur, do la part {jue vous m'avez donnée au beau sermon (jiie M. Sin|jfliu vous fit devant Noël, et aux dispositions qu'il avoit 0|)érées en vous, dont je suis bien édifiée; car c'est entendre le sermon comme il faut que de donner lieu à la divine parole, ipii est comparée a une é|>ée tranchante, de détiiiire en nous ce qui lui est contraire et d"y établir ce qu elle demande de vous. Conservez bien, ma chère S(L'ur, cette paix et celle joie dont vous avez reçu les prémices, et (}ue vous leconnoisscz être si néccssiiires i)Our le service de IMeu. Ce sont des dons de sa grâce (jui prévient notre foiblesse, qui ne se |)Ourroit soutenir si elle n etoit excitée par ces douceins. Mais il les faut bien ménagei" si on veut (pi'elles durent, car nieii les retire aii\ ànies (pii ne les pielérenl pas à tout le reste en mortifiant les Naines satisfactions des sens.

Je vous siqiplie, ma chère sœur, de demander à Dieu, pour moi, la uiêmc lidelitc que je vous dé>ire.

Je suis toute à vous.

•Ma sd'ur Aiigéli(|ue' vous salue, el vos deux autres S(eurs-; pritz bien bien poiu" la secoiule ', (jue Dieu achève ce (ju'il a commencé.

' Srnr .\nni'*li(|ii(' de Saiiil-Je;in.

* La siiin Main;-Anj{t'liiiue de Sainle-'lliérese el lu sœur .\nne-Maiie de Sainle-Kiinénif.

• La sœur .Marie-Angélique de Saintc-Tliérése, (]ni était rentrée à Port- Huval au mois d'octohre 1l).')l.

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