‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 194 sur 247 · CLXVI.— A Mademoiselle Perdreau · texte numérisé non relu

CLXVI.— A Mademoiselle Perdreau

Elle lui doiino rcpouse au sujel d'un vœu pour lequel elle avait coiisulié, el lui parle de son frère.

De Porl-Ri-yal, (27) novembre 1652.

Ma très-chère sœur, Nous ne reçûmes quhier, mardi, celle que vous avez pris la peine de nous écrire du 0, Je n'ai point trouvé voire lettre trop lonjj:ue, n'y ayant rien que de bon et de nécessaire. Je vous répondrai seulement aux deux points qui ont besoin de résolution.

Pour cecjui est du vœu d'aller à Notre-Dame-des-Ardilliers, nous avons consulté un Docteur, lequel ayant considéré les circonstances de la saison où nous sommes, le peu de sûreté iju'il y a sur les chemins, et qu'en faisant ce voyaj^e vous perdez lotcasion de la compagnie de M. IMgnan, il croit (juon vous peut comnnier ce vœ^u eu un autre, <|iû sera d'aller à NoIre-Dame-des- Vertus quand vous serez ici, et d'envoyer à Saumur l'argent (|ue vous auriez employé à votre voyage |)0ur faire dire des messt'S, et de prier (|n«;l(|iie Itonne personne d'y aller pour vous. Vous mettrez bien ordre a cela étant ici, parce qu'il y a une bonne demoiselle (jui a demeuré céans, a i|ui vous pourrez vous adresser.

l*our ce (|ui est de votre mal, si vous avez commencé vos remèdes, vous ferez bien de les achever; mais si vous n'avez encore rien lail, il vaudra mieux venir comme vous êtes, el Ion vous traitera ici, car M. IMgiian ne pourioit pas vous allendre si vtMis taiilit / ^i lunglenips, et son assistance vous sera loi l avantageuse.

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