XVIII INTRODUCTION
qu'elle ne parlait de rien moins que de s'en aller, si Ion ne transportait à l'autre extrémité du jardin la fabrication des cierges.
La mère Agnès prenait la plume, réprimandait doucement, et l'orage s'apaisait; mais c'était bientôt à recommencer. Madame de Sablé s'était aperçue que sa demeure manquait du soleil levant ; nouveau sujet de tourment pour elle. « Pourquoi vous avisez-vous, ma « chère sœur, lui répond la mère Agnès, de vous inquiéter « de n'avoir point le soleil levant, puisque vous vous êtes « bien portée depuis plusieurs années qu'il y a que votre « bâtiment est fait, et'qu'il n'a point été tourné de ce côté « là? C'est assez que votre tribune soit à l'Orient et que « vous y soyez exposée au Soleil de justice, qui estNotre- « Seigneur Jésus-Christ... Vous trouverez sans douiede « ce côté-là la santé de votre âme et celle de votre « corps, autant qu'il plairaà Dieu de vous la donner '. «
La marquise aimait les parfums, et elle en avait conservé l'usage. La mère Agnès, qui ne laisse échapper aucune occasion d'attaquer doucement ces habitudes mondaines, fait allusion à ce goût des parfums, dans un langage mystique qui lui est familier: « La dévotion que « vous avez à la sainte Vierge sera cause que ce gros cha- « pelet ne vous fera point peur, et que vous chercherez « en cette divine Mère, que nous appelons dans notre office « toute belle, toute douce et toute remplie de délices,'
> Tonio II, p. lie.
l>TRODlTTin>. XIX
« de plus excellents parfums (\[v'i\ ue s'en trouve sur « la terre ' ... k
Les moindres billets de la mère Ap:nès à madame de Sablé offrent ainsi un mélange d'indulgence et de sévérité, de douce ironie et de charité qui leur dontie un véritable charme. Celte alliance d'une grâce aimable avec Taustérilé, est le trait distinctif de la mère Agnès. Il ne fallait pas moins sans doute à madame de Sablé, poui lui faire accepter des remontrances dont le fond, après tout, ne laissait pas (pie d'être sévère. Nous avons une seule de ses réponses à la mère Agnès : elle y avoue sans détour celle frayeur continuelle de la mort qui; les douces réprimandes de la religieuse avaient tant de peine à calmer. Nous citerons cette lettre intéressante, qui n'est point connue et qui se rattache d'aussi presque possible à l'histoire de Port-Uoyal et de la mère Agnès. Les religieuses, après avoir été dispersées en divers lieux, en M'Ayï, par suite de leur refus de signer le Formulaire, avaient obtcMiu en 1663 la permission de se réunir à Poit- Royal-des-Chanips, mais il leur était interdit de recevoir leurs amis et d'avoir aucune relation avec le dehors, l/inlenliclion ne fut levée qu'après la paix de ri'>glise, en 1609. La lettre de madame Sablé est sans date, mais on reconnaît en la lisant qu'elle doit être de celte dernière époipie*. La nmnpiise, alors âgée de soixante-dix
• Tome M, pag, 22"i.
* Vraisfiiittlublemenl d'aonl on s<*|ileiiil)rc. Voir celles (|iio la nuTc Agnl•^ lui «'criv:!!! vers h même époque, tomo il, p tll i-i '\ii\.
XX IMBODICTION,
ans, était restée à Port-Royal de Paris, et on peut supposer qu'elle ne se souciait guère d'aller, à l'exemple de mademoiselle de Vertus et de madame de Longueville, s'exiler dans une sorte de tliébaïde. Voici sa lettre :
« Ma très-révérende et très-chère mère, Ne croyez pas que mon silence soit une marque de mon oubli; je vous ai toujours dans la mémoire et dans le cœur, mais j'ai tant de sortes d'affaires de corps et d'esprit, que je ne puis quasi prendre un seul moment pour écrire; mais outre cela, vous ne perdez rien d'être privée de mes lettres, et pour moi je gagne tout aux vôtres et elles demandent plus la considération des bonnes et très-excellentes choses qu'elles contiennent, que des réponses fort mal faites et très-inutiles. Une de vos lettres m'entretient : je la lis et relis, en la montrant à ceux qui en sont dignes, et j'y prends un plaisir extrême, et je suis toujours dans le désir de pratiquer ce que j'y trouve; mais je suis si mal habituée et si tourmentée des choses du dehors qui'm'arrivent, que je suis toujours agitée d'être aussi malheureuse que je suis et de la crainte de n'être plus, quelque malheureuse que je sois. Voilà, ma très-chère mère, de grandes matières de vous employer pour moi devant Dieu et de me gronder agréablement, comme vous savez si bieu faire.
« J'onvoye cette lettre par ufle personne qui me- voudra bien procurer ce bien-là, car elle m'en veut beaucoup, et je crois que si elle pouvait, elle me rendrait aussi bonne qu'elle; et j'espère que vous parlerez toutes deux de la compassion que vous avez de moi. Plût à Dieu, ma chère mère, être toute à vous, sans regarder derrière moi; je veux dire pour aller liuir mes jours avec vous, sans examiner s'il n'y a pas de secours, si l'air est épais ou subtil, et enfin me rendre à vos pieds en effet comme j'y suis en désir. »
Les lettres de la mère Agnès à la duchesse de Longueville sont plus rares qu'on n'aurarilpu s'y attendre, quand on se rappelle que celte illustre pénitente eut un commerce suivi avec Port-Royal. Madame de Longueville,
IMHOIil CTION. \Xl
<l<''sabusée depuis plusieurs années déjà '. des enivrements et des ambitions agitées d'une vie mondaine, vint à son tour frapper à la porte de l'austère communauté, l'^lle ne redoutait pas la mort comme madame de Sablé, mais elle craignait de mourir avant d'avoir accompli r<r'uvre de sa pénitence. Port-Royal lui apparaissait comme un asile où elle avait hâte d'arriver, y cherchant un abri contre des souvenirs que le monde lui rappelait trop, et un secours contre les troubles et les défaillances il'unc ferveur sincère, mais qui ne possédait pas encore au gré de son désir tous les replis de son cœur et de sa volonté. Remplie de scrupules, comme il arrive aux âmes délicates, elle se prenait sans cesse à douter d'elle-même, et ne voyait de sécurité que dans une retraite tout à fait séparée du monde. Elle avait conçu pour la mère Agnès une estime et une sympathie extraordinaires ; elle lui confiait dans des lettres, dont quelques-unes ont été conservées, les peines et les angoisses les plus secrètes de son âme ; elle soupirait après le moment où elle s'établirait à Port-Royal-des-Ghamps, et la mère Agnès lui répondait avec une gravité charmante: « Quand il vous plaira « de venir. Madame , la porte des cœurs et celle de la « clôture seront ouvertes pour recevoir une personne (' qui vient au nom du Seigneur, pour y trouver delà soli- « Inde et de la pauvreté qui lui auraient manqué ailleurs.
• C'est eu I6G1, sous la cunduiie de M. Singlin, qu<> M">' de l.ongiie- Vill«* riail s«';r'u;usom4'nl reveiiiio ii l;i l'pliLîion.
XXri INTRODUCTION .
« Jeci'ois, Madame, que mademoiselle de Vertus vous aura « rendu ce bon ofûceque de vous prévenir sur les diffor- « mités de nos bâtiments, et sur la mortification de la vue « qui est si bornée qu'il se faut contenter de ce qui se prête sente devantsoi, sans la vouloir étendre plus loin. Quel- (' que idée qu'on en eût prise, on est encore surpris de « trouver plus de désagrément qu'on n'avait cru qu'il y en « avait. Et ce qui nous metplus en peine, c'est que notre « conversation n'est pas plus agréable que le reste. Le « royaume de Dieu qui est en vous, Madame, suppléera à « tout, puisque rien ne manque à ceux qui le possèdent' » En ouvrant toute grande la porte du monastère devant la noble pénitente, la mère Agnès ne cherchait pas, comme on voit, à lui dissimuler les sévérités de sa retraite, et lui rappelait à quelles conditions il lui serait donné d'y trouver la quiétude et les grandeurs d'une nouvelle espèce qu'elle y venait chercher. Cet accueil, à la fois si austère et si affectueux, ne s'adressait pas seulement à la princesse de maison royale, apportant à la communauté menacée un puissant patronage en retour de l'hospitalité qu'elle en recevait; la mère Agnès n'était pas moins touchée des qualités personnelles de madame deLongueville. pour qui elle sentait depuis longtemps une vive sympathie : » Je ne saurais manquer de vous dire « (écrivait-elle en 1661 à madame de Sablé) l'admiration
' Lettre du mois de mai 1669. — M""» de Longueville fit bientôt aprè-, construire une maison à Port-Royal ; elle vint Tliabiler en 1671 .
INTROUtCTION. \\\\\
« et rc^ditication où noussonimesdela vertu île iiiatlanu' '( de Longueville, en (jui je trouve une douceur si atti- « rante que ma froideur sera obligée de disparaître en o présence d'une si grande bonté. »
Nous n'en finirions pas, et nous empiéterions beaucoup trop sur le plaisir du lecteur, si nous voulions lui indiquer tout ce qu'il y a d'intéressant dans la correspondance de la mère Agnès. Les annalistes de Port- Royal ont rhabitude de citer comme son cbef-d'œuvre les réflexions qu'elle adressa à M. Aruauld à l'occasion de l'emprisonnement de M. de Sacy à la Bastille '. a Cette lettre, dit D. Clémencet dans son Histoire liltë- « raire, quand elle serait la seule production que nous « eussions de la mère Agnès, suffirait pour nous donner a la plus haute idée de la vertu et des lumières de cette « sainte religieuse. » On y trouve, en effet, les sentiments de la plus haute spiritualité exprimés avec une simplicité naïve qui ajoute à leur grandeur.
Mais il y a, à notre avis, dans sa correspondance, bien d'autres pages aussi belles. Écoutons, par exemple, les paroles qu'elle adressa aux religieuses de Port-Royaldes-Chanips * au sujet de l'ordre de rarchevéque (jui leur interdisait le chant de l'office divin :
« On nous prive de noire félicité en lu terre, avec tant de rigueur que de nous menacer, si nous manquons à cet uniro, du plus grand
' Tome n, p 230.
' Tome II, j). 11^
XXIV nTRODK.TK^N.
des chàtimens, qui est celui de nous retrancher du corps de l'Égllfe comme des enfans qui lui seraient rebelles, lorsque nous ne désirons rien tant au monde que d'être des filles très-obéissantes et très-soumises à celle divine Mère. Que devons-nous donc faire en cetto rencontre, sinon de nous souvenir que nous sommes des brebis qui doivent dépendre d'un pasteur? Que si celui qui nous est donné ne se contente pas de tondre notre laine, et qu'il nous écorche la peau, cnnousaffligeant jusqu'au vif par la défense qu'il nous fait déchanter los louanges de Dieu, ce qui était toute la consolation de notre pèlerinage, nous devons être à l'épreuve d'une conduite si rude, et renfermer dans notre cœur le chant que nous voudrions faire éclater au dehors, afin de n'avoir que les anges pour témoins de notre cri, qui est d'autant plus grand devant Dieu que nous nous taisons devant les hommes. Nous paraissons comme mortes dans le chœur, n'y ayant
presque plus de respiration non plus que de voix
« Mais l'Esprit du Seigneur, qui remplit toute la terre, et qui a donné à la créature la science de la voix, ne permet pas que ceux qui sont à lui puissent être empêchés de chanter ses louanges : il leur apprend un chant et une harmonie que les hommes ne sont pas capables d'entendre et qu'ils ne peuvent interrompre par le bruit de leurs menaces, qui ne frappe que les oreilles, pendant que lésâmes, qui sont animées de sa grâce et de sa vertu, lui font entendre la voix de leur désir, le cri de leurs instantes prières, auxquelles il ne peut rien refuser, parce que c'est lui qui les forme et qui prie lui-même pour les saints par des gémissemens ineffables qui allument en elles un plus grand feu de charité »
La mère Agnès s'exprime avec plus d'abondance que de correction, et son style est plus naturel et, s'il est permis de le dire, plus réel que travaillé. Mais une sainte passion la rend vraiment éloquente lorsqu'elle écrit sous le coup de la persécution ou dans la captivité \ et qu'elle
1 La mère Agnès, âgée de soixante et onze ans, fut enlevée de Port- Royal et transférée au monastère de la Visitation, rue Saint-Jacques, où elle resta détenue pendant dix mois sans y recevoir aucune visite. M'"" de
IMKUULLIION. XW
défend ses religieuses et elle-même contre les accusations ou les menaces. Ces rigueurs extrêmes communiquent plus de ferveur à sa foi, plus de vivacité à ses pensées, et sa plume ne paraît pas se ressentir du poids des années.
On comprend qu'on s'intéresse médiocrement aujourd'hui à la question de savoir si les cinq Propusmuns étaient ou non contenues, explicitement ou implicitement, dans Jansénius. Mais on ne peut lire sans intérêt les pages dans lesquelles la mère Agnès exprime les angoisses de son âme; et n'est-ce pas un spectacle digne de respect que celui d'une conscience profondément sincère et chrétienne, qui redoute par-dessus toutes choses de se mentir à elle-même, en affirmant ce ({u'elle ne croit pas ou ce qu'elle ignore; qui craint d'offenser la vérité comme d'autres craindraient de perdre leur fortune ou même leur vie!
Tout en admirant la piété sans tache de ces femmes de Port-Royal, on a dit qu'elles avaient de l'orgueil; ce dévouement absolu à des intérêts de l'ordre spirituel,
Sévigné elle-même ne put êire admise î» la voir, ce qui l'a dire ajjiéablcment à la mère Agnès : « J'aurois beaucoup perdu du fruil de ma soliludtsi j'avois eu Tlionneur de voir M™' de Sévigné, puisqu'une seule personne qui lui ressemble lient lieu d'une grande compagnie. » (Litlr»' à M. de Séviijni^, t. Il, p. 185.)
M™» de Sévigné parle de son côié, dans ses lettres, de la captivité de la mère Agnès, et surtout de la signature du Formulaire par la nit-ce de la vénérable abbesse, signature qui fut tout un polit drame, dans lequel figure Itossuel, alors simple abbé. M. Floquel donne sur tout cela des délaiU pl< in* d'inlérél dans ses Etudm Kur la \'tr de Bosfuet, t. II, p. 399 et siiiv.
XXVI INTRODlt.TION.
onipoitait en effet avec lui une grandeur morale dont il était impossible qu'elles n'eussent pas conscience. Et pourquoi s'étonner qu'elles se soient rendu témoignage à elles-mêmes? Au fond, chacun, quand il veut prendre la peine de se connaître, n'est-il pas à soi-même son meilleur juge? « L'on ne vaut que ce qu'on se prise », a dit Montaigne. Et, en effet, si quelques sols, parvenus de la Ibrtune ou de l'intelligence, peuvent s'abuser sur leur mérite ou leur importance, les hommes qui réflé* chissent, et surtout ceux qui prient, sont pour euxmêmes les plus impartiaux et les plus sévères des juges.
Un trait remarquable de la mère Agnès, c'est qu'au temps des luttes les plus ardentes, elle demeure fidèle à Tesprit de modération et de charité; elle ne cesse de reconmiander la douceur et le respect, et en donne ellemême l'exemple.
Mais c'est, ce nous semble, dans les lettres de direction que se montre le mieux la supériorité de la mère Agnès. On y rencontre cette parfaite connaissance du cœur humain et de ses plus secrètes passions qu'on ne s'attendrait pas à trouver à un tel degré dans la solitude des cloîtres, si l'on ne savait qu'il y a dans la contemplation et la prière comme un miroir où l'âme se voit jusque dans les moindres nuances de ses désirs et de ses penchants. Cette partie de la correspondance de la mère Agnès est pleine de sens et de profondeur. Évidemment, ces conseils ne s'adressent point, dans leur application directe, aux personnes du monde : la prudente et pieuse
INTRODlCriOK. XXMI
relic^ieuse écrivait en vue de la vie monastique; elle n'ignorait pas que la sociétù n'est pas ud monastère/ et (pie les règles de l'un ne sauraient être celles de l'aulre. Toutefois, les gens du monde eux-mêmes ne liront pas ces lettres sans profit, et ils y trouveront sous une forme moins dogmatique, mais plus animée, des préceptes de morale et de religion non moins instructifs que ceux que leur offrent les traités des écrivains de profession, tels que ceux de Nicole par exemple. Quel est le savant ou l'érudit qui ne devrait pas se pénétrer de cette recommandation que la mère Agnès adressait k sa nièce : (. Vous ne manquez pas de savoir beaucoup de choses « qui vous peuvent exciter; mais il faut attirer la grâce « pour donner la vie à vos connaissances qui sont stériles
« quand elle ne les anime pas '»
Considérées comme s'appliquant uniquement à la vie monastique, les directions de la mère Agnès sont empreintes d'une expérience et d'une sagesse consommées. Quels conseils admirables elle donne à ses religieuses pour combattre la curiosité et les tentations de l'esprit, ou les troubles de l'âme! «« Encore que je ne vous aie « pas parlé, je ne laisse pas de voir dans votre visage
« les renversements de votre âme Allez à Dieu,
« ma sœur, en la manière que vous le pouvez, quand ce « ne serait ({ue de corps '» — Nous nous sommes
' Tttmc ]*', |i. 398, ' r..iiic II. |.. i'iT
^\vllI imuoiim:ti<>:s.
arrêté sur ce passage el nous le citons, parce qu'il rappelle et qu'il aide à comprendre la page célèbre de Pascal, tant attaquée faute d'être bien interprétée, où le profond penseur recommande les pratiques extérieures comme moyen d'arriver à la foi '.
Royer-Collard disait que pour connaître toute la grandeur de l'humanité, il fallait connaître Port-Royal ^. Sans aller jusqu'à prétendre qu'on ne peut connaître Port-Royal, si l'on n'a lu la correspondance de la mère Agnès, nous dirons cependant que cette lecture aide singulièrement, et autant au moins que celle des lettres de la mère Angélique, à comprendre dans ses profondeurs intimes l'esprit qui régénéra et pendant si longtemps soutint celle communauté. On y retrouve, dans toute la spontanéité et la pureté originelle de ses plus beaux moments, ce souffle de réforme intérieure qui, renfermé d'abord et comme comprimé dans les limites du monastère, ne tarda pas à se produire au dehors.
Ce qui constituait le caractère elles tendances de Port- Royal, dès les premiers temps où la mère Angélique y introduisit les principes, el, s'il est permis de 'le dire,
1 Pensées, Fragments et Lettres de Pascal , etc.. t. II, p. 168. C'est le fragment qui commence ainsi : « Vous voulez aller à la foi, et vous n'en savez pas le chemin »
* Ce mot a été conservé par l'écrivain à l'esprit aussi délicat qii'ondoyani el divers, qui est comme l'archiviste de l'histoire litl'^raire de ce temps, M. Sainte-Beuve. — Voir le Discours préliminaire do son Histoire de Porl- R oijal .