XXV. — A Monsieur le Maitre
Elle lui d'il (|u'eile ne peut s'empèclier de condamner son mariuge; el elle souhaite de le voir embrasser Télal ecclésiastique : elle l'engage à demander à Dieu la grâce de le suivre.
De Xolre-Dnnw de Tard, ce 22 juillet 1 63 i.
A ce que je vois, vous avez bien mal observé la loi de saint Paul qui ne veut pas que le soleil se couche sur notre colère, puisijue vous y avez été huit jours entiers contre une personne innocente qui ne vous a point offensé, si ce n'est que vous estimiez qu'on vous fasse injure de vous trop aimer, et dVntrerensuitedans une sainte passion contre tout ce cjui [)eut diminuer votre gloire. Vous examinez ma lettre sans supposer le sujet qu'elle regarde. Vous dites que je blâme le mariage en général , et je n'entre point dans cette généralité; j(3 réponds seulement à ce que vous dit«'S du vôtre, que je ne saurois m'empccher de condamner, vous regardant comme acquis à Dieu, et mis à part pour son Evangile. En ctla je veux faire revivre la loi de Moïse, (jui consacre les aînés à Dieu; ou |>liitùt, c'est pour établir la loi de Jésus-Christ (|ui a[)p('lle tous les hommes à une vie [jarfaile J'avoue (jue celte vocation n'est pas efficace en tous, mais je présu|)pose (ju'elle le doit être en vous, et (jif il n'est |)as possihle (jue vous la refusiez sans vous rendre rebelle à la lumière (jui vous montre les avantages de cette excellente condition, et sans être plus contraire à Jésus-Cluist (jue Bélial, s'il y avoit eu un FJélial au monde. Voila sur cpioi j'ai lomlé le zèle (jui m'a fait fulminer contre les noces dont vous me parliez; je les ai réprouvées pour vous et non |»as pour ceux ijui ne sont pas dignes île la vie aiigéliijue, que jt; laisse tl.ins leur infamie (connue vous dites vous-même) , pour désirer (|ue vous ne vous y engagiez pas, puis(jue Dieu vous appcUca deschoses |»lus saintes, connue je l'ai cru par un excès de bonne- opinion ijue j'ai jtrise de vous; en quoi je m'assure (|ue je ne serai pas trompée, el qu'enfin ou connoîlra que vous êtes connue les bons anges, (jui ell'rayent au conuuenccuitnl et qui considenta la lin. Vous avt'z trouvé h' trésor de l'Evangile, et vous le cachez; mais craignez-vous «|ue je vous l'oie? Non certes, je vous le domierois plutôt s il