XL. — A MONSIEUR ARNAILD D'ANDILLY
soit, je veux bien èlre exposée à tout ce que vous voudrez faire de moi, sur qui vous avez un droit de père, et moi un devoir de soumission qui me fera toujours rendre à ce qu'il vous plaiia^ principalement à consentir que vous preniez pour sœur une personne qui m'est plus ciiere que nioi-rnême, qui est notre bonne mère Jeanne de Saint-Joseph. Rien ne manque à celle alliance, {(Uisqnellc a pour vous un c(Pur si rem[)li de charité qu'il n'en faut pas demander davantage pour un bon frère : elle m'a priée de vous en assurer en la meilleure manière que je jiourrois; et ma sœur Marie de Jésus-Christ qui vous a toujours présent devant le Fils de Dieu et sa sainte Mère, à qui «lie donne tous ceux quelle aime.
L'heure qu'il est mobiiîJie de finir sans Jamais cesser d'être toute à vous, mon bon frère. Je vous assurerai que tout notre monde de Paris se porte fort bien, Dieu merci ; nous en avons des nouvelles de lundi dernier.
Adieu, mon cher frère.