‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. FaugèreChapitre 72 sur 247 · XLI.— A MOSIF.IR ARNAll.D d'aNDILLY. 8S · texte numérisé non relu

XLI.— A MOSIF.IR ARNAll.D d'aNDILLY. 8S

que vous devez prendre en son excessive charité! Je vous désire celte grâce comme la plus grande miséricorde que le Fils de Hieu m'ait laite, et qui m'a apporté toutes sortes de biens; et je consens que nous en soyons |)rivée pour le présent, afin que vous entriez en notre place, et je vous désire Ja facilité que je ' trouve à ouvrir mon cœur à ce saint prélat (jui le reçoit avec une bonté noiipareille. J'ai besoin de la vôtre, mon cher frère, jiour ï-outlrir que je vous parle si librement. Nous vous offrons les commodités (jue nous avons de faire tenir des lettres à madame de Saint-Ange, ayant une voie fort sûre et prompte.

Il me reste à vous assurer que vos chères sœurs qui sont ici ont soullèrt avec vous, et respirent im j)eu maintenant (pie vous êtes soulagé; leurs ca-urs sont jiour vous devant Dieu, invo(|uant sa grâce et sa force sur votre âme à ce (pie vous surmuntiez tout ce qui lui est contraire.

Adieu, mon bon frère.

XLI. — A Monsieur Arnauld d'Andilly Snr l:i mort de Madaiiii' do la Hodeiie, Ijolle-mère de M. d'Andilly.

De tinlrr monastère de Xolre-D-imc de Porl-I\o>inl, Le 26 novembre 163.Ï.

Mou tri's-cher frère, J'ai désiré de vous rendre mes Irèsliumbles dcïvoirs à mou arrivé(i en ce monastère attendant ce (pii arriveroit de la suspension en la<|uelle vous éli(^z, et s'il plairoit a Dieu de mettre des paroks de joie en ma bouche [)0ur la conservation de celle chère dame ', ou de douleur pour sa perte. J'appriMids (|U(i son conseil diNiu nous oblige à celle-ci, (ju'il veut continuer sur vous une voie d'attiittion et de souffrance, et (jue la lin de l'une soit le connnencemenl de l'autre. QiKi faut-il dire à cela, mon bon fière, sinon (juc nous le voulons bien piiis(|ue son bon |)laisi[' est tel ? non cpi'il aime nos douleurs parce (|u'elles sont douloiucuses, mais jiour le bon ell"»;l (pi'elles oui d(; nous |»orler a lui, où (piaud toutes elioscs nous mampieul. nous lrou\oiis uolr(; viaie et uiuque eouxila-

' .M.id:iiii«- de |;i Hodriio. friniiic df licaiH oiip de iiiérile oldc vjtUi, rniTO de iicidaiiii* d'Andilly, moiiriil !«• i") iKivnidnf ii P<Mii|if>nne, oit M. d'Anildly >rnait •l'arnvfr rie rarimjt'.

Page 1