PRET A
quelque chose de beau, que vous serez bien aises de savoir. J'ai vu ma Mère de Saint-Joseph toute resplendissante de lumière, avec une beauté ravissante et une majesté incomparable. Elle m'a dit, en me faisant signe de la main : Ma sœur, suivez-moi, il est temps de partir, et que nous soyons unies ensemble dans un même lieu. Le jeudi suivant cette bonne sœur fut saisie d'une douleur de côté si violente que le mal parut sans remède, et il fut aisé de voir que l'effet de cette apparition allait s’exécuter; et en effet elle mourut le dix-septième du même mois, treize jours après la Mère Marie de Saint-Joseph.
Une jeune fille que cette Mère avait fort chérie, et à qui elle avait donné des marques extraordinaires de la tendresse de son cœur durant sa maladi, eut quelques années après ure grande inclination d'être religieuse, mais il y avait un grand empèchement du côté de la voix, qu'elle avait très-mauvaise et discordante, en sorte qu'elle ne pouvait ni chanter ni psalmodier. Voyant ce qui faisait obstacle à son dessein. elle fut inspirée de faire une neuvaine au tombeau de cètte bonne Mère, et de demander à Dieu par ses intercessions autant de voix qu'il lui en élait nécessaire pour faire les fonctions et les offices du chœur. Elle obéit à l'inspiration, et l'effet de sa prière lui fut accordé ; car depuis ce temps-là elle eut une si bonne voix pour le chœur, qu'elle fit l'office de chantre aux fêtes solennelles avec beaucoup de grâce et d'édification.
Quelques années après sa mort, l'on fut obligé de transporter son corps du lieu où il avait été mis dans l'église nouvellement bâtie. Son cercueil fut ouvert, et à cette ouverture il se passa des choses miraculeuses et édifiantes, que l'on pourra voir ci-après dans la lettre écrite à sa sœur religieuse du Calvaire en 1663. (Note de Claude Martin.)
Nous ajouterons que Mgr Baillargeon, archevêque de Québec, mort peu après
son retour du Voncile du Vatican, était de la famille d'Anne Baillargeon, dont il est ici que:tion.