‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) [microforme]Chapitre 124 sur 127 · LETTRE CXII · texte numérisé non relu

LETTRE CXII

A UNE URSULINE DE TOURS

Eloge de la Mère Marie de Saint-Joseph,

Ma très-chère et très-intime Mère,

Ce me fut, l'année dernière, un déplaisir sensible de me voir dans l'impuissance de vous écrire. Sans ce dernier vaisseau qui me donne une occasion favorable de le faire, il en aurait été de même cette année. Je n'ai jamais tant veillé que depuis quatre mois : parce que la nécessité de nos affaires et de notre rétablissement, ne m'a laissé de libre que le temps de la nuit pour faire mes dépêches. Quand je n'écris pas à mes chères Mères, elles peuvent bien croire que c'est par impuissance, et que cette impuissance me prive de la consolation que jai de m'entretenir avec elles. Croyez-le donc, mon intime Mère, je vous en supplie.

Vous apprendrez cette année que Notre-Seigneur a appelé à lui notre très-chère Mère Marie de Saint- Joseph. Vous l'appeliez votre ange; je la puis bien appeler le mien, puisqu'elle a été la fidèle compagne de mes voyages et de mes petits travaux. Ainsi je vous

Cd

Page 1