‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) [microforme]Chapitre 18 sur 127 · SET · texte numérisé non relu

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une très-grande nécessité. J'avais donc cru, et je m'y étais disposée, ainsi que quelques autres ont fait, que je vous rendrais compte dans la dernière visite que vous avez faite ici de tout ce qui m'était arrivé depuis votre départ. Mais votre abord si froid envers moi seule me ferma la bouche, outre le commandement que vous me fîtes par deux ou trois fois de me retirer après vous avoir dit deux ou trois mots. Le respect que je vous dois, ne me permit pas de vous résister, mais je vous obéis avec la même soumission que j'ai toujours fait dans les choses qui m'ont été les plus agréables. Il est vrai que je me trouvai comme congédiée, de sorte qu'encore que vous fussiez demeuré ici près de trois mois, je n'eus pas l'assurance (la hardiesse) de vous demander. Je ne sais si c'est le mauvais usage que j'ai fait de vos conseils qui me cause cette privation. Si cela est, j'adore la justice de Dieu, et je plie sous son châtiment, car je ne puis donner un autre nom à cette privation. Peut-être aussi que j'affectionnais trop votre conduite, et qu'il a voulu me l’ôter, ainsi qu'il fait (pour) toutes les choses dans lesquelles je pourrais me satisfaire. Bien que j'agrée toutes ces dispositions, elles me coûtent; d'autant que je vis encore, et une mort si longue et si sensible est dure à la partie inférieure. Je vous le dis avec vérité, j'expérimente généralement la soustraction de tout ce qui peut me donner quelque satisfaction, de sorte que je ne puis me voir que comme une étrangère pour qui l'on n’a que de l'indifférence, ou plutôt comme une personne dégradée à qui l'on Ôte tout.

Vous souvenez-vous de cette lumière que Notre- Seigneur me donna au commencement de ma conversion, par laquelle je voyais toutes les choses créées

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derrière moi, et que je courais nue (dégagée de tout ce qui est créé) à la divine Majesté? Cela se fait tous les jours aux dépens de mes sentiments (par la souffrance). Je pensais dès ce temps que ce fût fait, parce que je voyais toutes choses sous mes pieds. Mais, hélas! je ne voyais pas encore ce qui était en moi de superflu; et c'est ce que le divin Jésus retranche continuellement. Ce n'est pas tout; il me fit voir une âme nue et vide de tout atome d'imperfection, et m'enseigna que pour aller à lui il fallait ainsi être pure. Or comme je lui étais unie très-fortement, je croyais qu'en vertu de sa divine union, il me rendrait telle qu'il me l'avait fait connaître et qu'il ne m'en coûterait pas davantage. Mais l'amour m'aveuglait et m'empêchait de voir ce que j'avais à souffrir pour arriver à la parfaite nudité. J'étais bien éloignée du terme que je croyais tout proche ; car je vous avoue que plus je m'approche de Dieu, plus je vois clair qu'il y a encore en moi quelque chose qui me nuit et qu'il me faut ôter. Quand je considère l'importance de cette admirable vertu, je crie sans cesse à ce divin Epoux, et le conjure d'ôter sans pitié tout ce qui pourrait me nuire. Il le fait; mais comme je vous ai dit, c'est un martyre qui m'est continuel, tant dans l'intérieur que dans l'extérieur. Tout ce que j'aimais le plus m'est matière de croix, c'est de cela même que je souffre davantage. Mais quoique cette disposition soit crucifiante, je ne la changerais pas pour toutes les délices imaginables, parce qu’elle me conduit à mon céleste Epoux que je veux aimer par-dessus toutes choses. Vous plaît-il, mon révérend Père, lui demander pour moi la grâce et la force de supporter ses rigueurs amoureuses? Je vous supplie encore d'user en mon endroit de vos sévérités ordinaires; je les tiens à

faveur, parce que je crois que c'est mon JESUS qui vous fait agir, et qui se sert de vous comme d'un instrument de son amour à mon égard. Si ma nature immortifiée m'a fait dire ou penser quelque chose contre le devoir, je vous en demande un très-humble pardon, je vous estime si bon, que j'ose déjà me le promettre.

De Tours.

AU MÈME

Récit d'une vision dans laquelle Dieu lui fit voir le Canada ; et d’une autre, dans laquelle il lui commanda d'y aller fonder un monastère,

Mon très-révérend Père,

Comme je ne puis rien vous cacher des grâces que Notre-Seigneur a la bonté de me faire, je vous dirai avec ma simplicité ordinaire, qu'il y eut un an aux féries de Noël, cinq ou six jours avant que ma Mère Ursule et moi entrassions au noviciat pour en prendre la direction, je me trouvai fortement unie à Dieu. Là-dessus m'étant endormie, il me sembla qu'une compagne et moi nous tenant par la main cheminions en un lieu très-difficile. Nous ne voyions pas les obstacles qui nous arrêtaient, nous les sentions seulement. Enfin nous eûmes taut de courage, que nous franchîmes toutes ces difficultés, et nous arrivâmes en un lieu qui s'appelait la Tannerie, où l'on fait pourrir les peaux durant deux

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ans, pour s'en servir après aux usages où elles sont destinées. [1 nous fallait passer par là pour arriver à notre demeure. Au bout de notre chemin, nous trouvâmes un homme solitaire, qui nous fit entrer dans une place grande et spacieuse, qui n'avait point de

* couverture que le ciel. Le pavé était blanc comme

de l'albâtre, sans nulle tache, mais tout marqueté de vermeil. Il y avait là un silence admirable. Cet homme nous fit signe de la main, de quel côté nous devions

. tourner, car il n’était pas moins silencieux que solitaire, * ne nous disant que les choses qui étaient nécessaires absolument. Nous aperçûmes à un coin de ce lieu un

petit hospice ou maison, fait de marbre blanc, travaillé

. à l'antique, d'une architecture admirable. Il y avait sur

le toit une embrasure faite en forme de siége sur lequel

* la sainte Vierge était assise tenant le petit JESUS entre

ses bras. Je fus la plus agile à m'élancer

à elle et à étendre les bras, qui s'étendaient jusqu'aux deux extré-

. mités de la loge où elle était assise. Ma compagne cepen- . dant demeura appuyée en un lieu qui était à côté, d'où

néanmoins elle pouvait voir facilement la sainte Vierge

et son petit JESUS.

La situation de cette maison regardait l'Orient. Elle

+ était bâtie dans un lieu fort éminent, au bas duquel il

y avait de grands espaces, et dans ces espaces une église enveloppée de brouiilards si épais que l'on n'en pouvait voir que le haut de la couverture, qui était dans un air un peu plus épuré. Du lieu où nous étions il y avait un chemin pour descendre dans ces grands et vastes espaces, lequel était fort hasardeux (dange-

. reux), pour avoir d'un côté des rochers affreux, et de

» l'autre des précipices effroyables sans appui : avec cela \il était si droit et si étroit, qu'il faisait peur, seulement

à le voir. La sainte Vierge jetait les yeux sur ce lieu si affligé, et moi cependant je brûlais du désir de voir la face de cette Mère de la belle dilection, car je ne lui voyais que le dos. Comme j'étais en ces pensées, elle tourna la tête vers moi, et me montrant son visage avec un souris ravissant, elle me donna un baiser. Elle se retourna aussi vers son petit JESUS, lui parlant en secret comme si elle eût eu des desseins sur moi. Elle fit le même par trois fois.’ Ma compagne qui avait déjà fait un pas dans le chemin qui descendait, n'eut point de part aux caresses de la sainte Vierge, elle eut seulement la consolation de la voir du lieu où elle était.

Le plaisir que je ressentais d’une chose si agréable ne se peut expliquer. Je m'éveillai là-dessus, jouissant encore de la douceur que j'avais expérimentée, laquelle me dura encore plusieurs jours. Mais je demeurai ensuite fort pensive de ce que voulait signifier une chose si extraordinaire, et dont l'exécution devait être assurément fort secrète, Car dans l'idée qui me fut représentée, tout se passa tellement dans le secret, qu'il n’y eut que l'homme que vous savez dont j'ai parlé, qui en eut la connaissance et qui dit quelques mots.?

Au commencement de cette année, comme j'étais en oraison, tout cela me fut remis en l'esprit avec la pensée que ce lieu si affligé que j'avais vu était la Nouvelle-France. Je ressentis un très-grand attrait intérieur de ce côté-là, avec un ordre d'y aller faire

(1) Cette expression te méme pour la même chose, est une forme de langage propre à la langue latine ; on la retrouvera souvent dans les lettres de la véné rable Mère.

(2) Par cet homme, elle entend ailleurs saint Joseph, patron du Canada.

M. de Bernières, dans ses mémoires, l'explique de lui-même. Ce peut être aussi l'Ange du Canada. (Note de CI. Martin.

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une maison à JESUS et à MaRie. Je fus dès lors si vivement pénétrée que je donnai mon consentement à Notre- Seigneur, et lui promis de lui obéir s'il lui plaisait de m'en donner les moyens. Le commandement de Notre- Seigneur, et la promesse que j'ai faite de lui obéir, me sont tellement imprimés dans l'esprit, outre les

| instincts que je vous ai témoignés, que quand j'aurais

un million de vies, je n'ai nulle crainte de les exposer. Et en effet les lumières et la vive foi que je ressens me

: condamneront au jour du jugement, si je n'agis confor-

mément à ce que la divine Majesté demande de moi.

. Raisonrez un peu là-dessus, je vous en supplie. Les

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choses se sont passées dans la naïveté que je viens de les dire, et je me suis sentie obligée de vous les déclarer (faire connaître), pour les abandonner ensuite à la providence de notre divin Epoux.

De Tours, le 3 Mai 1633.

AU MÊME

Désir que Dieu lui inspire d'aller en Canada travailler au salut des âmes. — | Estime qu'elle fait d'une si haute vocation.

Mon très-révérend Père,

Votre sainte Bénédiction.

Il me serait impossible de ne pas vous déclarer ce qui me presse. Je n'ai jamais eu de désir d'aucune

chose qui semblât pouvoir m'avancer en l'amour de mon JÉSUS, que je ne vous l'aie communiqué, et qu'au même temps je ne me sois soumise à votre bon plaisir et à vos salutaires avis. C'est donc, mon Révérend Père, que j'ai un extrême désir d'aller en Canada, et comme ce désir me suit partout, je ne sais à qui je me dois adresser pour le dire et pour demander secours afin de l'exécuter. Mais on m'a appris que vous avez aussi le dessein de vous exposer à une si haute entreprise, et que l'affaire est si avancée que vous y devez aller par cette première flotte qui va partir après Pâques. Bon Dieu! cela est-il vrai? S'il est vrai, de grâce ne me laissez pas, et menez-moi avec vous. J'aime ardemment toutes ces petites sauvages, et il me semble que je les porte dans mon cœur. Que je m'estimerais heureuse de pouvoir leur apprendre à aimer JEsus et Marie! Il faut que je vous confesse qu'il y a plus de dix ans que je me sens pressée de travailler au salut des âmes, et je vois tant de charmes et de bonheur dans l'exercice de cet emploi, que cela le rallume sans cesse. Il n'y a point de pensée si agréable à mon esprit que celle-là, et il me semble qu'il n’y a personne sous le Ciel qui puisse jamais mériter la possession d'un bien si inestimable, que d'être choisie de Dieu pour un si haut dessein. Je pense que pour l'obtenir il faut plus aimer que tous les Séraphins; car cela doit se gagner par amour; et si j'aimais d'un amour tel que je m'imagine qu'il doit être, je me serais déjà saisie du cœur de mon très-aimable JESUS, et je l'aurais forcé de m'exaucer sans retardement, tant je me sens pressée. Vous ne sauriez croire néanmoins, combien je fais de saillies (désirs qui s'élancent vers Dieu), ni combien de fois

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le jour mon esprit est transporté pour importuner celui qui seul peut m'ouvrir la porte : et comme sa Majesté a des sujets dont elle se veut servir dans l'exécution de ses saintes volontés, le rapport qu'on m'a fait de votre dessein, m'a fait penser si ce divin Sauveur ne vous avait point choisi pour me faire posséder l'effet de mes désirs, pour comble de tous les autres biens qu'il m'a faits par votre moyen. Voudrait-il bien

que vous fussiez le commencement et la fin de mon

bonheur, pour me conduire au point où il me veut? Si cela est, qu'il soit béni sans cesse, et que son amour fasse que je ne m'en rende point indigne. Mais quand

» je regarde mes imperfections, je dis aussitôt qu'il ne

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voudra point de moi, et que quelque autre plus fidèle et plus aimée lui gagnera le cœur, et qu'il fera tomber cet heureux sort sur elle. Mais je lui rends grâces de ce choix, dans lequel il ne peut se tromper, et de ce qu'il se formera des sujets tels qu'il les veut et qui lui seront de riches vases d'élection. Je vous conjure néanmoins, tout indigne que je suis, de m'aider en mon dessein, et cependant (en attendant) de me donner une favorable réponse.

De Tours, le 20 Mars 1635.

ï 14 LETTRES

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(| AU MÊME. Je f profo Elle lui dit de nouveau quelle est l'ardeur de ses désirs pour aller au Canada. — me n Elle conserve néanmoins une profonde paix intérieure, désirant par-dessus que ]

| toutes choses l’accomplissement de la volonté de Dieu. dans | ; ce qu | | Mon très-révérend Père, … façon | … sainte Je n'ai pu attendre la fin de la semaine pour vous jai de il témoigner de nouveau ce que je voudrais faire plusieurs #faire fois le jour. Notre révérende Mère vous confirme par meurs 1h une lettre qui accompagne celle-ci, que ce que je vous qui dé ai communiqué touchant mon dessein pour le Canada “infidèl est véritable. Croyez-vous, mon révérend Père, que je “mon J me fusse tant oubliée que de vous mander des choses son ai

en l'air et que je ne voulusse pas embrasser? O Dieu, 3 passe qu'il y a longtemps que j'y pense! Ma conscience m'obli- “vous I

geait de le dire, et l'obéissance que je dois à sa divine #le ve

Majesté ne me permettait pas de me taire davantage. -pours Les touches que je ressens en cet appel (si je le dois que jé

ainsi appeler) sont si vives, que je n'ai point de termes seules

| propres pour les exprimer. Je suis toute languissante je veu

en attendant l’accomplissement de ce que notre cher :

| Epoux en a ordonné: s'il ne veut que le consentement (8)

\ de ma volonté, je lui ai déjà donné ce qu'il veut dès ps

qu'il ma si vivement touchée. Je n'ai nulle intention saine f de me précipiter dans la poursuite d’une chose qui me * Wa lui acco

} serait peut-être plus dommageable qu'utile, et qui est, en apparence, contre toute raison humaine : mais je suis dans le dessein de suivre en toutes choses le conseil et les avis des personnes sages. C'est la pensée continuelle que j'ai quand j'envisage cet objet qui m'est toujours présent.

Je ressens dans la force de mon désir une paix si profonde, et une nudité d'esprit si entière, que cela

ONU R 2 me nourrit dans une nouvelle union d'amour; et ce

t par-dessus que je vous dis qui me fait languir, c'est que traitant

poers cette union avec Notre-Seigneur, et considérant ce que je lui dois, je vois que je pourrais en quelque Bésoon lui rendre le réciproque par une entreprise aussi

* sainte qu'est celle qui m'est représentée. Le désir que } ur Vous j'ai de l'accomplir me fait languir, sans pourtant me A rlüsieurs #faire sortir de cette paix et de cette union; puisque je | rme par . meurs de honte quand je fais réflexion que c'est moi | | je vous “qui désire une si grande chose, moi, dis-je, qui suis si f Canada “infidèle dans les petites occasions. Je caresse pourtant 1! e, que je mon JESUS, me confessant en sa présence, indigne de | :s choses son aimable choix.’ Je vous laisse à penser ce qui se O Dieu, passe dans ce commerce d'amour; et à l'heure que je 14 e m'obli- vous parle, il semble que nonobstant ma bassesse, je fl | a divine “le veuille contraindre de m'’accepter, et dans la même Î | antage. “poursuite je veux tellement consentir à ses desseins, fl le dois que je le conjure de ne m'accepter jamais par mes M e termes seules persuasions, parce que le plus grand bien que | ruissante je veux, c'est ce qu'il veut.

re cher … | intement … (1) Cette expression de caresses faites à Dieu est souvent employée par la de « vénérable Mère, qui entendait par là des louanges familières, des témoignages k| veut dès * d'abandon et de confiance, des épanchements d'amour filial, ressemblant d'une ! i ntention : certaine façon aux cajoleries d'un enfant qui veut toucher son père et l'amener

qui me 4 à lui accorder ce qu'il demande,

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Si vous saviez combien je suis encouragée intérieurement, combien la foi que j'ai est vive et forte pour franchir toutes les difficultés qui se rencontreront dans cette entreprise, vous ne le croiriez peut-être pas. Si donc, mon révérend Père, Notre-Seigneur vous Aécouvre sa volonté, ne m'aiderez-vous pas? Vous m'avez conduite à lui lorsque j'étais dans le siècle; vous m'avez donnée à lui dans la religion; pour l'amour de lui-même conduisez-moi au bien que je vois comme le plus grand Elle lui de tous les biens. Serait-il bien possible que cela arrivât à votre indigne fille? Ne serait-ce pas le comble des excès du divin JESUS sur mon âme? O que ce sort serait ï heureux pour moi! Je n’en puis comprendre l'avantage, ÿ

et je ne le puis dire. Ma révérende mère Ursule de » Vo ble de

De gg me. =

sainte Catherine est touchée du même désir, et comme c'est une âme tout innocente, je m'assure (me tiens pour DPes sûre), qu'elle sera [a première écoutée. Mais ce qui me Voir console est qu'elle n'ira pas seule, et j'espère que l'union « encor qui est entre elle et moi nous liera de nouveau pour ne ï donn nous séparer jamais. Vous désirez savoir à qui jai » violer communiqué ce dessein; je vous dirai que je l’ai déclaré honte à notre révérende Mère, qui pourra vous en dire ses sh sentiments. J'en ai encore parlé au révérend père Dinet, plaît PAPE | PR MT UN et le lui ai recommandé quand il est parti d'ici : si donc Notre l'occasion s'en présente, il vous pourra dire mes dis- étroits positions. Quand je parle de cette matière, je ne trou- pas d verais jamais de fin; mais quoique je vous écrive, si sur Ît j'ai le bien de vous voir, j'aurai encore bien d'autres A) El choses à vous dire. Pensez donc, s'il vous plaît, à celle où inca} qui est toute vôtre en JÉSUS-CHRIST. … ainsi qué + devons s De Tours, le 5 avril 1635. 1 On sa … miracule di Ecriture.

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