LETTRE LXVII
A UNE SUPÉRIEURE DES URSULINES DE DIJON
Elle lui parle du bonheur de la paix avec les Iroquois. -- De la concorde (ju régnait en la communauté de Québec, et de l'union qu'elle désirait être entr.
les monastères des Ursulines de France,
Ma révérende et très-honorée Mère,
Salut très-humble dans le cœur de notre divin Maître, qui par sa bonté nous a donné la paix que nous souhaitions avec les Iroquois pour le bien de son Eglise.' L'on peut maintenant porter sans crainte la lumière de l'Evangile dans toutes les nations de notre Amérique, ce qui est un bien infini, tant pour le spirituel que pour le temporel : car avant cela nos Pères, aussi bien que nos Français et nos sauvages, étaient si resserrés qu'à peine pouvaient-ils sortir cent pas des habitations sans être en danger d'être pris. Comme vous aimez la gloire de Dieu, j'estime que vous lui rendrez grâces d'un si grand bienfait.
Je souhaiterais que l'union fût aussi forte dans toutes
les maisons de notre Ordre, qu'elle l'est dans notre
(1) Cette paix ne fut malheureusement que de peu de durée, ainsi que nuls
l'avons dit dans une note à la lettre précédente.
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