‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) [microforme]Chapitre 86 sur 127 · LETTRE LXXV · texte numérisé non relu

LETTRE LXXV

A LA MÊME

Elle l'exhorte de travailler à sa perfection, et lui donne quelques moyens pour y-parvenir.

Ma très-chère et très-aimée sœur,

La paix et l'amour de JÉsus soient votre force et votre appui.

Pour satisfaire à l'affection que j'ai pour votre avancement spirituel, je me donne la consolation d'écrire à votre bon et charitable Père. Je vous recommande à lui de tout mon possible et le remercie des assistances

qu'il rend à votre âme. Je crois que de votre part vous lui rendez les soumissions convenables à une personne de son rang et qui vous tient la place de Dieu sur la terre. Je vous en conjure, ma chère sœur et ma très-intime fille, que je porte dans mon cœur pour le grand amour que je porte à votre âme, et le grand désir que j'ai de vous voir courir à la sainteté, d'un bon et solide pas. Je vous estime la plus heureuse du monde d’être dans un état de liberté qui vous donne tous les moyens de vaquer à Dieu. Marchez donc avec courage dans la voie de la vertu que sa bonté vous a fait trouver; car vous n'y seriez pas sans sa vocation, et vous n’y persévéreriez pas sans sa grâce. La lumière - vous est encore nécessaire pour vous conduire sans erreur dans un chemin si difficile. Vous la devez encore attendre du Père des lumières, mais c'est par votre directeur qu'il vous la donnera. Je vous exhorte donc encore une fois de lui obéir entièrement comme à Dieu, puisque c'est lui qui vous parle de sa part. Offrez-moi à JÉSUS, à qui je vous offre aussi de tout mon cœur, et dans lequel je suis votre...

De Québec, le 12 octobre 1647.

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