‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) [microforme]Chapitre 87 sur 127 · LETTRE LXXVII · texte numérisé non relu

LETTRE LXXVII

A UNE RELIGIEUSE URSULINE DE TOURS

(La Mère Marie de Saint-Joseph.)

Elle la console dans son afliction, et lui apprend que la pratique des vertus est inutile sans la persévérance finale.

Ma très-chère et très-aimée Mère,

La paix de notre tout aimable JESUS.

C'est une de mes plus chères consolations d'apprendre que sa divine bonté vous continue la grâce de sa protection. C'est lui qui humilie et qui vivifie, qui abat et qui relève quand il lui plaît, les âmes les plus affligées. N'est-ce pas un grand bonheur d’appartenir à un Epoux sibon et si puissant? Mais, ma très-aimable Mère, je n'assure que vos fidélités en son endroit sont sincères, après tant de faveurs reçues de sa bonté. Je l'en remercie de tout mon cœur, et lui demande pour vous la persévérance finale, sans laquelle les plus belles vertus seront comptées pour rien au jour de la rétribution. Je me réjouis de celle de votre bonne tante dans le noviciat, Je vous supplie de lui présenter mon très-humble salut, comme aussi à ma Chère sœur de Vangaudet, dont j'ai oublié le nom de religion. Joignez-vous toutes ensemble, je vous en prie, pour m'offrir à notre commun Epoux, dans lequel je suis de tout mon cœur votre...

De Québec, le 13 de septembre 1647.

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