‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) première supérieure du monastère des Ursulines de QuébecChapitre 27 sur 101 · LETTRE CXLII · texte numérisé non relu

LETTRE CXLII

A UNE RELIGIEUSE URSULINE

L« bonheur qn'il y a d'être détaché du monde pour serrir Dieu. ~ Que las amitiés sont saintes et salutaires quand on s'aime en Jbsub-Gbrist.

Ma révérende et très-chère Mère,

Je ne puis vivre davantage sans vous renouveler l'amoar et l'affection qae mon cœur a ponr le vôtre, que je sais être tout à notre divin Sauveur. CTest ce qui me donne une grande joie, ma très-chère Mère, et me fait rendre mes actions de grâces aux pieds sacrés de notre adorable bienfaiteur, de vous avoir tirée des misères du monde, où il est peu connu et encore moins aimé. Ne sommes-nous pas trop heureuses d*ôtre du nombre de ses enfants, et en un état oh il ne tiendra qu'à nous de devenir des temples chéris et magnifiques, où le Saint-Esprit prendra ses délices? Je lui demande cette grâce pour vous; demandez- la-lui fortement pour moi, je vous en supplie de toute mon affection. Je vous remercie très-humblement de la sainte union et cordialité que vous avez avec ma nièce : ce m'est une consolation très-particulière de savoir qu'elle s'approche des âmes qui sont proches de Dieu et de son adorable Fils, notre divin Sauveur. En cette sainte compagnie les liaisons sont sanctifiantes et remplies de bons effets. Continuez-lui, s'il vous plait, cette faveur.

DE ijl mërb harib ds l'incarnation . 145

et à moi par cons^qaent qni tous souhaite tout ce qu'une âme peut posséder de grâces dans la sainte dilection de Jésus. C'est en Lui que je sois trèssincèrement...

De Québec, le 25 de septembre 1659.

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