‹ Lettres de la révérende mère Marie de l'Incarnation (née Marie Guyard) première supérieure du monastère des Ursulines de QuébecChapitre 38 sur 101 · I.FTTRE CLÎÎ · texte numérisé non relu

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DE LA MÈRE MARIE DE l'INCARNATION. 193

dant cette pièce ne nous servira pas peu dans nos affaires présentes dont je vais vous faire le récit.

Il paraîtrait par votre grande lettre, que nous ayons de Vinclination à changer nos constitutions. Non, mon intime Mère, nous n'avons nulle inclination qui tende à cela. Mais je vous dirai que c'est Mgr notre Prélat qui en a quelque envie, ou du moinâ de les bien altérer : voici comme la chose s'est passée. L'année dernière, lorsqu'il faisait sa visite, quelques-unes de nos sœurs Im firent entendre à notre insu, qu'il serait bon qu'il noQs donnât un abrégé de nos constitutions. Il ne laissa pas perdre cette parole, car il en a fait faire un selon son idée, dans lequel laissant ce qu'il y a de substantiel, il retranche ce qui donne de l'explication et ce qui en peut faciliter la pratique. Il y a ajouté ensuite ce qu'il lui a plu , en sorte que cet abrégé , qui serait plus propre pour des Carmélites ou pour des religieuses h Calvaire que pour des Ursulines, ruine effectivement iMtre constitution. Il nous en a fait faire la lecture par le révérend Père Lallemant, qui n'a pas peu donné i Dieu en cette action, parce que c'est lui qui a le plus travaillé à nos constitutions. Il nous a donné huit mois ou un an pour y penser. Mais, ma chère Mère, I*affiiire est déjà toute pensée et la résolution toute ptm : nous ne l'accepterons pas, si ce n'est à l'extré- ^té de l'obéissance. Nous ne disons mot néanmoins, pour ne pas aigrir les affaires ; car nous avons affaire ^ un Prélat, qui étant d'une très-haute piété, s'il est : ^Uie fois persuadé qu'il y va de la gloire de Dieu, il I n'en reviendra jamais, et il nous en faudra passer par ft ^ ce qui causerait un grand préjudice à nos obser- M ^068. Il s'en est peu fallu que notre chant n'ait été M ^^vbranché. Il nous laisse seulement nos Vêpres et nos

wnu M. n. 13

74r.^ihr>fl. in»i iotz5 ^haznana 'smmxe toos Curiez an *emp.^ "iTii? /4râi5 i Tiers. Pour la gruuf messe, il 7^a* iirile iOii ::iazTce i Toix irniœ, n'ajant nui éi^^ivi \ là :aL 3e :aii soir i Farîa soie à Toars. mais <9eu.emeQ?: i :e lœ si^a «prit lai roggère être poar le miteux. Il :ruj:ir la^ ^^^^a ae prenions de la vanité en chanranr ^r. yza acoâ oe ionnians de la comptaisant;^ au iecLon. Vons oe ^liancans plus aoz messes, parc^ '. ':Le. :::-iL :eia ioone le la «iistraction au célébrer.:, kZ :^:;'I1 D.'a pcLui; 7*1 cela aillean. Notre consolation en XGZ cela est mil a ea la bonté de nous donner po^r directeur le révérend Père Lallemant, qui est notre meilleur ami. ec avec qai nous pouvons traiter conâdemmen;. Fi a un soin incroyable de nous, tant pour le spirituel que pour le corporel; et comme il est très-bien dans son esprit, il rabat bien des coups quil nous serait difficile de supporter. Xattribue toot ceci, au zèle de ce très-digne Prélat; mais, comme vous savez, mon intime Mère, en matière de règlement, l'expérience doit l'emporter par-dessus toutes les spéculations. Quand on est bien, il faut s'y tenir, parce rjue l'on est assuré qu'on est bien; mais en changeanti on ne sait si l'on sera bien ou mal. Je vous ai fait ce récit, ma très-chère Mère, afin que vous jugiez si nous voulons changer nos constitutions, et pour me consoler avec vous dans la peine que je soufire sur ce s^jet.

De Québec, le 13 de septembre 1661.

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