LETTRE CLXX
A SON FILS
Vision par laquelle Dien l'anit dUpotte & •apport«r lee doolenn iTniu Ii»|m maladie. — Sa Sddiité et la patience hérolquei dan* aea donlenn. — Di I'dUIîU d«a tentation*. — Explication de» .trois étMa de la contenpUtioi passive.
MoD très-cher fils.
Je reçus l'année dernière nne lettre de oonÛanoe de votre part, à laquelle je ne pns répondre à canse (fane grande maladie dont il a pla à la divine bonté de ms visiter. Elle a darë près d'un an, et je n'en sais pu encore bien guérie, mais je me porte beaaconp mienx que je n'ai fait. Sa divine Majesté m'y a disposée d'ans manière extraordinaire et tout aimable, en sorte que je n'ai pas été prise au dépourvu. Vous serez peut-être bien aise d'eu savoir l'origine et les suites , je vous les dirai, afin que vous m'aidiez à louer ses divineB miséricordes.
Avant que de tomber, je vis en songe Nôtre-Seigneur— attaché à la croix tout vivant, mais tout couvert da» plaies dans toutes les parties de son corps. Il gémissaïM d'une manière très-pitoyable (attendrissante.) étant port^ par deux jeunes hommes, et j'avais une forte impresûoKS qu'il allait chercher quelque âme fidèle pour lui demaïk.-' der du soulagement dans ses extrêmes douleurs. Il ïoe semblait qu'une honnête dame se présentait & lot poor J
et effet; mais peu après elle lui tourna le dos et abandonna dans ses souffrances. Pour moi, je le suivis, 9 contemplant toujours dans ce pitoyable état, et le egardant d'un œil de compassion. Je n'en vis pas avantage, mais mon mal arrivant là-dessus, il me emeura dans l'esprit une impression si forte et si ive de ce divin Sauveur crucifié, qu'il me semblait avoir continuellement devant les yeux, mais qu'il ne ie faisait part que d'une partie de sa croix, quoique les douleurs dussent des plus violentes et des plus isupportables.
Le . mal commença par un flux hépatique et par un panchement de bile par tous les membres jusque ans le fond des os, en sorte qu'il me semblait qu'on le perçât par tout le corps depuis la tété jusqu'aux ieds. J avais avec cela une fièvre continue et une olique qui ne me quittaient ni jour ni nuit, en sorte ^ue si Dieu ne m'eût soutenue, la patience me serait iobappée, et j'aurais crié les hauts cris. L'on me donna les derniers Sacrements, que l'on pensa réitérer quelque temps après, à cause d'une rechute qui commença par un mal de côté comme une pleurésie, avec une Dolique néphrétique et de grands vomissements accompagnés d'une rétraction de nerfs qui m'agitait tout le orps jusqu'aux extrémités. Et pour faire un assemlage de tous les maux, comme je ne pouvais durer n'en une posture dans le lit, il se forma des pierres BUS les reins qui me causaient d'étranges douleurs, &DS que ceux qui me gouvernaient pensassent que B fût un nouveau mal, jusqu'à ce qu'une rétention ^^urine le découvrit. Enfin je rendis une pierre grosse ^mme un œuf de pigeon, et ensuite un grand nombre &e petites. L'on avait résolu de me tirer cette pierre.
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mais entendant parler qu'on y vonlait mettre la main, j'ens recours à la très-sainte Vierge par un Memarm que je dis avec foi, et au môme temps cette piem tomba d'elle-même, et les autres la suivirent.
Cette longue maladie ne m'a point du tout ennuyée, et par la miséricorde de notre bon Dieu je n'y ai ressenti aucun mouvement d'impatience, j'en dois tonte la gloire à la compagnie de mon Jtisus crucifié, son divin Esprit ne me permettant pas de souhaiter on moment de relâche en mes souffrances, mais plutôt me mettant dans une douceur qui me tenait dans la disposition de les endurer jusqu'au jour du jugement Les remèdes ne servaient qu'à aigrir mon mal et accroître mes douleurs; ce qui fit résoudre les médeciDi de me laisser entre les mains de Dieu, disant quêtant de maladies jointes ensemble étaient extraordinaires, et que la Providence de Dieu ne les avait envoyées que pour me faire souffrir. Etant donc ainsi abandonnée des hommes, toutes les bonnes âmes de ce pays taisaient à Dieu des prières et des neuvaines pour ma santé. L'on me pressait de la demander avec elles, mais il ne me fut pas possible de le faire., ne voulant ni vie ni mort que dans le bon plaisir de Dieu. Mgr notre digne évêque m'en pressait aussi, et je lui repartis que j'étais dans l'impuissance de le faire. Ce très-bon et très-charitable prélat me fit l'honneur de me visiter plusieurs fois; le révérend Père Lallemant me rendit toutes les assistances d'un bon père ; la Mère de Saint- Âthanase, notre assistante, quoiqu'elle f&t chargée à mon défaut de toute la maison, voulut être mon infirmière; et ni elle ni aucune de mes sœurs, quoiqu'elles me veillassent jour et nuit avec des fatigues incroyables, ne fat, par la miséricorde de Dieu, ni malade ni incommodée.
A prient je me porte beaucoup mieux, la fièvre in*a quittée, sinon qu'elle mô reprend comme font mes douleurs; et toujours il me reste une grande faiblesse et un dégoût avec la colique continuelle et le flux hépatique, qui ne m'a pas encore tout à fait quittée. Mais tout cela me paraît comme des roses en comparaison du passé. Je marche par la maison à l'aide d'un bâton. J'assiste aux observances, excepté à l'oraison qui se fait à quatre heures du matin, parce que mes maux me travaillent un peu en ce temps-là.
Je rends grâces à Dieu de ce qu'il vous ait aussi rendu Yotre santé, et des sentiments de patience qu'il vous a donnés en votre maladie. Pendant le cours de la mienne, sa divine Majesté, toujours aimable et toujours pleine de bonté en mon endroit, m'a fait fa grâce et l'honneur de me tenir une aussi fidèle compagnie dans mes souffrances qu'au temps de ma santé dans les emplois et dans les affaires qu'elle désire de moi. Quand une âme se rend fidèle à ses desseins, i\ la conduit quelquefois dans un état où rien ne la peut distraire, où tout lui est égal, et où, soit qu'il faille souffrir, soit qu'il faille agir, elle le fait avec une parfaite liberté des sens et de Tesprit, sans perdre cette divine présence. Mais venons à ce qui vous touche.
Vous me marquez dans votre lettre quelques poîïits de confiance touchant vos croix intérieures. Je vous en ai obligation, car je vous dirai que cela m'a servi pour aider une âme qui s*est adressée à moi, qui est dans de semblables peines depuis cinq ans. Elles ont commencé par les mêmes occasions, mais je ne sais si elle aura la même fidélité pour combattre et pour persévérer dans son combat, parce que son grand mal est que la volonté est attaquée; et elle l'est d'une manière
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si violonte, qu'elle tombe assez souvent sans savoir ce qu'elle fait. Cela donne bien de la peine à son directeur, qui, pour éviter de plus grands inconvénients, la prive souvent de communier, et quelquefois assez longtemps, ce qui la porte à des agitations inconcevables : car elle s'en prend à Dieu par des cris et des paroles qui me font frémir. Ce que je trouve de bon en cette personne est qu'elle est fidèle à découvrir ses plaies au médecin de son âme, ce qui me fait espérer que Dieu lui fera miséricorde ; et d'ailleurs, on ne peut voir une personne plus humble, plus douce, plus charitable, plus obéissante. Les peines de N. ne sont pas de cette qualité, elles sont dans l'imagination et dans l'entendement, où elle s'imagine qu'un ou plusieurs démons lui parlent continuellement, et cette imagination la trouble quelquefois de telle sorto qu'elle croit leur répondre et leur acquiescer, ce qui n'est pas, parce que sa volonté est tellement gagnée à Dieu que le démon n'y peut faire brèche. Cette grande croix sera sans doute la matière de sa sanctification, car depuis le matin jusqu'au soir elle traite avec Dieu, lui donnant des marques de sa fidélité, par l'acquiescement qu'elle rend à son esprit et à sa conduite sur elle. Mgr notre Evêque n'a point de crainte à son égard, non plus que le révérend Père Lallemant, à cause de sa fidélité au regard de la tentation, et de sa soumission au regard des ordres de Dieu ; et moi j'ajoute, à cause des bas sentiments de son esprit, car elle s'estime la plus misérable de la terre. Elle se recommande à vos prières, et je vous la recommande particulièrement.
Pour vous, je bénis Dieu des grâces qu'il vous fait dans la vie intérieure. Oh! que c'est un heureux partage d'y être appelé et de s'y rendre fidèle! Prenons courage jusqu'au bout de la carrière. Les peines que
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VOUS avez expérimentées vous ont fait da bien ; et de plus elles vous peuvent beaucoup servir en la conduite des âmes. C'est une conduite de Dieu assez ordinaire de faire passer par de grandes épreuves ceux dont il se veut servir dans la conduite des autres, aûn qulls connaissent les maladies de leurs inférieurs par leur expérience, et qu'ils y apportent des remèdes plus propres et plus convenables.
Dans la même lettre à laquelle je réponds, vous me parlez de quelques points d'oraison qui spnt assez délicats. Je vous y répondrai autant que ma faiblesse me le pourra permettre.^ Je vous dirai donc, selon mon petit jugement, qu'en matière d'oraison surnaturelle, car c'est celle dont vous m'entretenez, je remarque trois états qui se suivent et qui ont leur perfection particulière. Il y a des âmes qui ne passent pas plus avant que le premier; d'autres sont élevées jusqu^au second; d'autres enfin parviennent heureusement jusqu'au troisième. Mais en chacun de ces états, il y a divers degrés ou opérations, où le Saint-Esprit les élève selon quil lui plidt pour sa plus grande gloire et pour leur perfection particulière, toujours avec des caresses qui n'appartiennent qu'à un Dieu d'une bonté infinie.
Le premier état est l'oraison de quiétude, où l'âme qui dans ses commencements avait coutume de s'occuper à la considération des mystères, est élevée par un attrait surnaturel de la grâce, en sorte qu'elle s'étonne elle-même, de ce que, sans aucun travail, son entendement soit emporté et éclairé dans les attributs divins, où il est si fortement attaché qu'il n'y a rien qui l'en
fX) Voir une explication plus détaillée de ces divers genres d'oraison, ou états ^ M*MMX»m, dans notre Vie de la vénérable Mère, chap. II, III et IV.
puisse séparer. Elle demeure dans ces illnstrations saoa qu'elle puisse opérer d'elle-même, mais elle reçoit et pâtit (éprouve d une manière passive) les opérations de Dieu, autant qu*il plaît à sa divine bonté d*agir en elle et par elle. Après cela elle se trouve comme une éponge dans ce grand océan, où elle ne voit plus par distinction les perfections divines ; mais toutes ces vues distinctes sont suspendues et arrêtées en elle, en sorte qu'elle ne sait plus rien que Dieu en sa simplicité, qui la tient attachée à ses divines mamelles. L*âme étant ainri attachée à son Dieu comme au centre de son repos et de ses plaisirs, attire facilement à elle toutes ses puissances, pour les faire reposer avec elle. D*oti elle passe à un silence où elle ne parle pas même à celui qui la tient captive, parce qu'il ne lui en donne ni la permission ni le pouvoir. Ensuite elle s'endort avec beaucoup de douceur et de suavité sur ces mamelles sacrées, ses aspirations néanmoins ne reposent point, mais plutôt elles se fortifient tandis que tout le reste se repose, et elles allument dans son cœur un feu qai semble la vouloir consumer; d*où elle entre dans rioaction et demeure comme pâmée en celui qui la possède. Cet état d'oraison, c'est-à-dire, l'oraison de quiétude, n'est pas si permanent dans ses commencements, que l'âme ne change quelquefois pour retourner sur les mystères du Fils de Dieu ou sur les attributs divins; mais quelque retour qu'elle fasse, ses aspirations sont beaucoup plus relevées que par le passé, parce que les opérations divines qu'elle a pâties dans sa quiétude l'ont mise dans une grande privante avec Dieu, sans travail, sans effort, sans étude, mais seulement attirée par son divin çgiprii Si elle est fidèle dans la pratique des TidaMaiÉÉiHI::demuide d'elle, elle passera oatre
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et] elle entrera plus avant dans le divin commerce avec son bien-aimé. Cette oraison de quiétude durera tant qa*ii plaira à Celui qui agit sur Tâme ; et dans la suite de cet état il la fera passer par diverses opérations, qui feront en elle un fond qui la rendra savante en la science des Saints, quoiqu'elle ne les puisse distinguer par paroles, et^ qu'il lui soit difficile de rendre compte de ce qui se passe en elle.
Le second état de l'oraison surnaturelle, est l'oraison d'union, dans laquelle Dieu, après avoir enivré l'âme des douceurs de l'oraison de quiétude, l'enferme dans les celliers de ses vins pour introduire en elle la parfaite charité. (Gant. i. 4.) En cet état, la volonté tient l'empire 8ur l'entendement, qui est tout étonné et tout ravi des richesses qu'il voit en elle; et il y a, ainsi qu'au précédent, divers degrés qui rendent l'âme un même esprit avec Dieu. Ce sont des touches, des paroles intérieures, des caresses d'où paissent les extases, les ravissements, les visions intellectuelles, et d'autres grâces très-sublimes qui se peuvent mieux expérimenter que dire, parce que les sens n'y ont point de part, l'âme n'y faisant que pâtir et souffrir ce que le Saint-Esprit opère en elle. Quoique le sens ne peine pas en cet état comme il faisait dans les occupations intérieures qui ont précédé l'oraison de quiétude, l'on n'y est pas néanmoins entièrement libre, parce que s'il arrive que l'âme veuille parler au dehors de ce qu'elle expérimente dans l'intérieur, l'esprit qui la tient occupée l'absorbe, en sorte que les paroles lai manquent, et les sens mêmes se perdent quelquefois.
Il se fait encore un divin commerce entre Dieu et
rame par une union la plus intime qui se puisse ima- 0ner, ce Dieu d'amour voulant être seul le Maître aI>iolu de l'âme qu'il possède. et qu'il lui plaît de caresser
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l'IOF LKTTRR8
H (rhnnornr do lu Morte, ot no pouvant soofirir qae rien prnnnn pnrt i\ ootto jouiasance. Si la personne a de l^rnndnii onnupuiions, ollo y travaille sans cesser de pAtir 00 (|un Dion fait on elle. Cela même la pnroo quo les Rona tétant oecupds et divertis t I Âmo on ont plus libre. IVautres fois les porolloA ot la vie inAme lui sont extrêmement A oauffo du commorce qu elles 1 obligent daroar swlrn ori^aturoA : elle $*en plaint à son bien-aimé« do« part^los do rKpouse sacnîe : Fuyons, num h ^llm^: À fMirf, ^Oaxt. 7. IL^ Ce sont des plaTtit»; ix^ui^o» qui (Ta^oiit le cœur de llSponx pour iaxpt h Kpou^ do nouvelles caresses qui ne se pBxz^en; mor ; A il somMo qu'il la confirme dans sbe plu» excellentes, et que les paroles cjn'il & dites A ses apôtres soient accomplies en elle. oft>1 e^les le sont au fond de Tame : Si aueUn: if r^fimrrai-^ ei wfm P/rr T aimera : noua «taurroa. as. uir V fiTTfmsi fwr'Y à/inwurr. .tloAX. 14, zîS, L'âniÊ. ôi^-Sk.. rinoente ceu^ Tcnié, d où naît le iroisiàme ^ttTû qui ess le mariaire sninr-nel et iLystiout.
Oe troisième éia; de l'ûraisoL passive on ^w If pins snhhiite ùi Txtns. Les sens t son: îihr», onc l'iimt du: t es; narvenne '^^ ^dsc~ ac distrartinr. aimB ]& emnioif ot se condluoi 1 1i lu: tau: néannininf avoir xxl irram. coxnss que la natun aernenr^ uênuée de ton: b«!ox7^ du cMî- lit Vamt. I)ieL ^éianT leliemeiî' emBar^ tèL orJil es; commt u lonc ut st suQstanc^. Oe r.i.;*r»«» fssi s: sunti. e: î. diTiL qiu ]ùl Ijûl tiSc: luirir-^yic» i. iaiii. w^as: m éi^: ;.-3Tmanen: on i'anse e^nifin^c-* i».i îraii.rjîii-- i: son- iîui nei n^ ;;. pec oicrrtn * siMirar^ £; Êe^ resiir*- éon: l sol oieir-Aunr -ûaiL^-tr*
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épnrë de tout mélange, autant qu'il le peut être en cette vie ; et par ces mêmes respirs elle lui parle sans peine de ses mystères et de tout ce qu'elle veut. Il lui est impossible de faire les méditations et les réflexions ordinaires, parce qu'elle voit les choses d'ua simple regard, et c'est ce qui fait sa félicité dans laquelle elle peut dire : Ma demeure est dans la paix. (Ps. 75. 3.) Elle expérimente ce que c'est que la véritable pauvreté d'esprit, ne pouvant vouloir que ce que la divine volonté veut en elle. Une chose la fait gémir, qui est de se voir en cette vie sujette . à l'imperfection, et d'être obligée de porter une nature . si corruptible, encore que ce soit ce qui la fonde dans l'humilité. *
Je reviens au sujet qui m'a fait faire cette digression, et je dis que quand une âme est parvenue à ce dernier état, ni l'action ni les souffrances ne la peuvent distraire ou séparer de son bien-aimé. S'il faut souffrir les douleurs de la maladie, elle est comme élevée au-dessus du corps, et elle les endure comme si ce corps était ^ séparé d'elle-même, ou comme s'il appartenait à un autre. Voilà, ce me semble, mon très-cher flls, les points que , -vous m'avez proposés, auxquels je vous réponds selon ^ ma petite expérience. Je ne sais pourtant si ce que ^: fen ai dit est bien à propos, tant à cause de mon igno- "^ rance, que pour mon peu de loisir, joint à ma très- -^ grande faiblesse, qui ne me permet pas de faire une ^ application forte et sérieuse à quoi que ce soit.
De Québec, le 29 de juillet 1665.