A LA SUPÉRIEURE DES URSULINES DE DUON
Elle lai ^ parle du progrès de la Foi en Canada, et lui dit son senttÉMt tOQcliaiit la vénérable Mère de Saint-François-Xayier , dont elle Ini vnà 11 envoyé la vie.
Ma révérende et très-honorée Mère,
Jésus soit notre vie et notre tout pour l'éternité.
J'ai eu la consolation de recevoir votre chère lettre par la première voie, dont je vous suis infiniment redevable. Je ne doute point, ma très-chère Mère, qitf les gens de guerre qui ont été si longtemps prodi6 de votre pays, ne vous aient causé de grandes iBCom* médités et des pertes fort considérables. II en a étf de même en ces contrées, où nous ne pouvions pl0 subsister, si la divine bonté ne nous eut donné la paît Cette grâce du Ciel continue et a ouvert la porte i
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rangile de tous les côtés de cette Amérique, où les isionnaires de la Compagnie de Jésus se sont répand'un courage qui ne se peut exprimer. En voilà ore une troupe qui va partir pour les Iroquois, où . instruit avec liberté ces nations, qui étaient si )ces et si cruelles, non-seulement aux Français, is encore aux sauvages chrétiens. C'est un miracle la toute-puissance de Dieu, de les voir aujourd'hui eux et si traitables, qu'ils vivent avec nous comme si is n'étions qu'un peuple. Priez Notre-Seigneur, ma s-aimée Mère, qu'il donne de grands succès à de si reux commencements. Le diable y met de grands tacles, mais tous ses efforts sont moins que des es d'araignées contre les desseins de Dieu, fous avons reçu avec joie et avec consolation la vie la vénérable Mère de Saint-François-Xavier. Elle ts a paru ravissante, et il est évident que cette îheureuse Mère était remplie de l'Esprit de Dieu, r notre Prélat et MM. ses Ecclésiastiques, aussi bien i nos révérends Pères, l'ont lue avec satisfaction, ivec action de grâces à Notre-Seigneur d'avoir donné monde une si sainte âme, qui avait tant d'amour et t de zèle pour cette nouvelle Eglise. On la regarde comme l'une de ses protectrices, à présent qu'elle est 18 le ciel et en état de la protéger. Enfin nous l'avons imuniquée aux personnes de la plus haute piété ces contrées, qui l'ont lue avec -vénération, et qui ent Dieu des bénédictions qu'il a répandues sur sa \raote. Je vous remercie de nouveau du présent qu'il 18 a plu nous faire d'une si sainte vie. Je vous rends ces pareillement de votre charitable aumône. Vous \ une de nos principales bienfaitrices par la contittion de vos bienfaits ; les autres se lassent quelquefois
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de nous en faire, oa du moins ils les interrompent, fooi ôtes infatigable et vous ne vous lassez point. Nos sémi^ naristes et nous offrons à Dieu nos prières pour vous; en reconnaissance, donnez-nous, s'il vous plaît, pari aux vôtres, et agréez les très-humbles respects avw lesquels je suis....
De Québec, le 9 août 1668.