‹ Lettres de M. Olier, fondateur du Séminaire de saint-Sulpice [microform]Chapitre 268 sur 326 · LETTRE CCXC · texte numérisé non relu

LETTRE CCXC

A LA MÊIUE, A PARIS.

n lui exprime de nouveau sa vive reconnaissance pour les services sans nombre qu'elle lut rend, rinstrnit des détails de son voyage, de la consolation intérieure qu'il éprouve an Péray ou il vient d'arriver, de la jdSie avec laquelle il y séjournera, pourvu qu'il puisse s'y rendre utile h ses enfants et h elle-même.

[Du Péray, avant le 8 septembre 1653 (2).] Vive Jésus en Marie.

Ma très chère fille et très honorée Mère,

Il faut, s'il vous plaît, que vous souffriez tous ces noms qui ne me suffisent pas pour vous exprimer les ressentiments de votre charité inexplicable^ toujours souffrante, toujours patiente, et qui ne se lasse jamais des importunités du plus indigne de tous les hommes et de tous ceux qui ont l'honneur de vous appartenir. Les larmes que la tendresse me force de répandre à tout moment sur les nouvelles inventions de votre piété, vous parleraient bien mieux que tout ce que je vous puis dire, et par-dessus tout, ma fille, la force de Pesprit intérieur, qui aura dans l'éternité son jour, et qui demeure cachée avec Jésus-Christ en Dieu, dedans le temps, selon ses ordres, vous dira pour sa gloire ce que je retiens dans le silence.

vait dire avec Noire-Seigneur : Mon âme est triste Jusqu'au mourir. (Vie de M. Olier, t. III, p. 442.)

(1) Sur l'autographe : le commencement est dans la III' des imprimées.

(2) M. Olier, comme on vient de le voir, s'était proposé de célébrer la fête du 8 septembre à Gbâtillon, chez Af^^ de Sève ; il devança son départ, dit M. de Bretonvilliers , par suite d'un avertissement que lui donna la sainte Vierge, qu'il allait bientôt tomber dans une grande maladie. {Vie OTs., parM. de Bret., t. II, p. 394.)

232 LETTRES DE M. OUER.

M""* de Sève, dont je vous parlerai quand j'aurai le bonheur de vous voir, s'est trouvée tout à fait affligée et surprise, aussi bien que moi, de la friponnerie que lui fit un homme qu'elle envoya exprès à la Ferlé, aussitôt après la lettre que je vous eus écrite pour me faire le bien de m'envoyer votre carrosse (1); elle vous priait de le retenir et cela ensuite du»conseil que vous me donniez par une des vôtres de ne revenir pas sitôt, et de prendre la voie du grand chemin, ce que je voulais faire sans le conseil que M. de Nogent me donna d'éviter cette allure, de peur du vent et du serein et autres incommodités qu'on y est obligé de souffrir, et qui m'eussent pu causer de nouvelles fluxions sur la poitrine, dont j'étais fort attaqué, mais qui, par la grâce de Dieu, se sont apaisées. J'ai pris l'offre du carrosse et des chevaux de M"^® Saujon, qui se reposeront demain avec votre permission chez vous, à cause de la fatigue du chemin que nous avons pmirtant fait à petites journées ; mais qui, par la chaleur du temps, les ont un peu harassés, aussi bien que les piqûres de mouches de Beauce qui les ont tourmentés plus que tout leur travail.

Je vous dirai. Madame, pour obéir au sentiment que Dieu vous donne de faire ici du séjour pour prendre du repos, que je séjournerai avec grande joie en ce lieu, y trouvant une paix et une consolation intérieure que je ne vous puis exprimer, vous avouant , ma fille , que j'en ai plus ressenti depuis quelques heures qne j'y

(1) Ces petits détails moatrent avec quelle délicatesse M. Olier acceptait les services qui lui étaient rendus. Il s'excuse , comme s'il en était coupable, de ce que, par suite de la friponnerie de l'envoyé, la lettre qui contremandait le carrosse de M™« Tronson n'a pas été reçue, et, par suite, un voyage inutile a été fait du Péray à Châtillon-le-Roi.

suis arrivé, que je n'ai fait dans tous les^ lieux où je me suis allé promener depuis mon départ de six ou sept semaines. Je ne résoudrai rien pourtant qu'avec vous que j'espère avoir le bonheur de voir bientôt, après monsieur votre fils, l'abbé, et les autres qu'il vous plaira y envoyer, qui ne déroberont rien à la paix de notre solitude, mais en augmenteront la joie, sans quoi même je ferais difficulté et aurais honte de m'y voir seul.

Vous savez. Madame, que vous n*ètes pas la seule que je dois considérer, quoique je vous doive tout uniquement, qui faites les choses avec la charité d'un Dieu, qui est immense à mon égard, mais qui m'oblige, s'il me semble, à y suppléer de mon côté en leur excès par quelques petites circonstances et considérations pouvant servir à donner la paix et le repos dans quelques moments de peine qui pourraient venir aux esprits. Vous souffrez bien, ma fille, que j'en use delà sorte, pour maintenir et conserver l'oeuvre de Dieu dans la justice et la douceur de sa conduite (1).

Je suis, ma très chère et très honorée fille, en Jésus et Marie, votre tout obligé en leur divine charité.

Olier.

(1) C'était la pratique constante de M. Olier, partout où il séjournait, d'y attirer quelqu'un de ses disciples, afin dé continuer à les instruire dans la science des saints. Ici il allègue un autre motif, le désir d'écarter tout sujet d'inquiétude de l'esprit de quelques personnes trop promptes à se formaliser. Tant il avait à cœur d'être irrépréhensible et devant Dieu et devant les hommes!

LETTRE CCXCI (1).

A MADAME DE SÂUJON (2).

De la dévotion an mystère de la Nativité de la sainte Vierge, et à Jésns vivant en elle.

[Vers le 8 septembre 1653 (3).]

Ma très chère et très honorée fille.

J'ai eu bien de la joie d'apprendre la dévotion que Notre-Seigneur vous donne à la Nativité de sa très sainte Mère , à laquelle je désirerais de porter tout le monde. Vous pourriez pour honorer ce mystère avoir chez vous un Oratoire, où vous mettriez, comme on fait au temps de la Nativité de Notre-Seigneur, non pas une crèche, mais un berceau, ou une petite couchette où serait la sainte Vierge nouvellement née au monde, qui aurait à ses deux côtés sainte Anne et saint Joachim, et le reste de sa couche environnée d'anges, qui seraient en admiration devant ce chef-d'œuvre admirable de l'amour et de la sagesse de Dieu. Vous iriez là tous les jours pendant le temps de ce mystère, jusqu'à celui de sa sainte Conception, pour lui rendre vos devoirs; et vous lui feriez tous les jours présent de quelque chose , surtout de vous-même , vous donnant à elle , et vous quittant aux pieds de ce divin berceau.

(1) C'est la LXXXVIIle des imprimées.

(2) En disant à celle à qui il écrit qu'elle s'appelle Amie, M. Olier désigne sufiisamment M'"^ de Saujon.

(3) A cette date M. Olier lit exécuter au Péray de petits berceaux, pour honorer la naissance de la très sainte Vierge, et il est bien naturel de penser que dès lors il proposa la même dévotion à M"* de Saujon , qu'il était fidèle à associer à tous les devoirs que la mère de Dieu lui demandait. [Vie de M. Olier, t. III, p. 439.)

Si VOUS vouliez eu faire un pour vous, et un autre pour moi , je vous en serais obligé. Ce lieu et divin mystère nous serviraient de rendez-vous en esprit toutes les fois que nos montres sonneraient, soit le jour, soit la nuit (1). Nous prierions même nos bons anges de faire cela pour nous, et d'y occuper notre place. La montre que j'ai me fait ce bon office; et je pense que votre bon ange est celui qui doucement m'appelle intérieurement à ce devoir, pendant que je l'entends sonner. Je vous dirai en confiance, qu'étant en peine sur l'usage de ce présent , la divine Mère me dit de le recevoir, et de le garder de sa part, afin de mesurer les heures de la vie qu'elle m'avait rendue pour l'employer à l'honneur de son Fils (2).

Vous n'êtes pas marrie que je vous associe et vous unisse à tous les saints devoirs, que notre divine Mère veut bien souffrir de moi. Je suis ravi que ce rendezvous en esprit se soit enfin manifesté par la bonté de Dieu dans un mystère si saint et si aimable. Je le désirais il y a longtemps, mais ce n'était pas à nous à en faire le choix. C'est à Dieu à destiner aux mystères les adorateurs qu'il lui plaît; et c'est à nous à recevoir ses ordres avec tout le respect et toute la soumission due à sa souveraine majesté. Ce divin Tout, et cet adorable moteur de sa religion, gouverne toutes choses avec suavité et avec efficace. Tout ce qu'il opère en nous, il le fait avec amour pour rendre son joug plus agréable : et ainsi il désire de nous des respects et des devoirs

(1) Les montres qui d'elles-mêmes sonnaient à l'heure, à la demie et quelquefois aux quarts étaient alors assez en usage.

(2) Allusion à la maladie que M. Olier fit en juin 1652 et dont, au témoignage de M. de BretouTilliers, il fut guéri par la très sainte Vierge. {Viems.,t. II, p. 334.)

envers les mystères qu'il sait que nous aimons, et à quoi il nous a préparés de longue main, par l'amour et la tendresse qu'il nous donne pour Jésus en sa Mère.

Vous verrez par le papier que je vous envoie comme ce mystère de la Nativité de Notre-Dame est la Nativité de Jésus-Christ anticipée, et une préparation admirable à sa sainte naissance sur la terre (l). Vouez-vous bien à Jésus en Marie naissante dans le monde, et vous liez à lui en elle, afin de ne vivre plus que pour lui par elle, et de commencer à compter vos jours et votre véritable vie du moment de cette nativité sur la terre, détestant toute autre naissance et tout le temps de votre vie, qui ne s'est pas employé à l'adoration des mystères et à la participation de leur vertu et de leur vie.

Oh ! que cette divine enfance de Marie est peu connue, peu aimée, et qu'elle mérite pourtant l'admiration et le respect d'un million de mondes et d'esprits bienheureux ! Comme je vous disais autrefois que la vraie charité se porte aux œuvres délaissées, et que la véritable religion va au respect des mystères oubliés, sacrifions nos vies au respect et à l'amour de celui-ci, qui est si peu connu, et encore moins honoré dans le monde, et je vous assure qu'un jour la mère du bel amour saura bien nous le rendre. La sainte enfance de l'Évangile , si nécessaire pour entrer au royaume de Dieu, est tellement rare dans l'Église, qu'on ne le

(1) Parmi les écrits que M. Olier a laissés sur la sainte Vierge et dont il avait lui-même fait un recueil qui se conserve encore, il y ena unoîi on lit cette phrase: « La sainte Vierge naissant au monde est proprement la première naissance de Jésus-Christ sur la terre, comme l'aurore est la première naissance du soleil. »

peut assez déplorer ; et peut-être cela vient-il du défaut d'amour et de respect envers l'enfance de Jésus- Christ, et envers celle de sa sainte Mère. C'est une bénédiction non pareille quand une fois la miséricorde de Dieu nous y applique, et nous y donne une dévotion spéciale.

Vous me direz que vous aviez eu quelques pensées de vous consacrer plutôt à Jésus au très saint Sacrement. Mais je réponds que vous devez dépendre de Notre-Seigneur pour l'application à ses mystères, lequel vous déterminera plus particulièrement aux uns qu'aux autres, selon les desseins qu'il aura sur vous. C'est à Dieu, et non pas à vous à en faire le choix. Les anges dans le ciel ne sont pas appliqués selon leur choix à l'adoration des mystères et des perfections divines, mais selon l'ordre adorable de Dieu leur souverain , qui les a créés pour ce qu'il veut. Et puis si vous allez au très saint Sacrement pour y trouver Jésus-Christ, comme vous devez faire, cela n'empêche pas que vous n'alliez aussi pour le trouver en la très sainte Vierge, où il est comme dans un tabernacle^ dans un saint ciboire, et sous un ciel plus riche, que ne sont ces dais magnifiques sous lesquels on l'expose sur les autels. C'est là où il verse ses plus insignes grâces; c'est là où il se plaît d'être adoré, aimé et invoqué de tous les hommes; c'est là où il est ravi de recevoir nos hommages. En un mot, c'est là son paradis de délices,.le séjour de ses amours, le heu de ses richesses et de ses gloires : et cependant, c'est là où il est presque inconnu, et où il n'est ni recherché ni visité comme il mérite.

Vous me direz aussi peut-être, que vous ne sauriez avoir de dévotion à ce mystère, parce qu'il est passé.

11 est vrai qu'il est passé en son état extérieur; mais pour l'intérieur, il est toujours vivant et subsistant en sa grâce, en sa vertu, en ses perfections divines. Car la sainte Vierge porte toujours, comme Jésus, son même intérieur; et tout ce qu'elle a jamais eu de vertus, de grâces, de sentiments de Dieu et de dispositions saintes, est permanent en elle; en sorte que dans la foi nous le trouvons toujours le même. Hé quel bonheur, que Dieu nous effre un tel trésor, et nous ouvre cette belle porte pour entrer en son royaume !

Je cherchais, ou plutôt j'attendais il y a longtemps quelque obligation qui m'attachât à la piété de sainte Anne et de saint Joachim. J'embrasse de tout mon cœur cette ouverture que Notre-Seigneur me donne. Pour vous, vous y avez déjà votre engagement par l'honneur que vous avez de porter le nom de sainte Anne. Je vous prie seulement, dans vos visites intérieures ou extérieures à ce saint berceau, de vous unir le plus intimement que vous pourrez à la religion de cette grande sainte envers la très sainte Vierge ; et tout indigne que je suis, je m'unirai à celle de saint Joachim. Ainsi nous nous trouverons tous deux unis en cette même religion envers ce divin enfant. Que cette éminente simplicité dans les enfants et cette perte d'esprit propre, de jugement et de volonté qui se trouve dans l'enfance, est une grande vertu; mais qu'elle est rare ! Je souhaite que vous la remportiez pour fruit de vos assiduités auprès de la sainte Vierge.

LETTRE CCXCII (1).

A M. PIERRE GOUDERG, A PARIS (2).

II lui donne des sujets de méditation pour le temps de sa retraite annnelle.

[Du Péray, avant le 26 septembre 1633 (2).]

Qui a Jésus a tout.

Monsieur et très cher en Notre-Seigneur,

Si c'était le bon plaisir de Dieu, je vous porterais bien plus volontiers les sujets de votre retraite que devons les envoyer par écrit, parce que je pourrais espérer d'y prendre la part que doit désirer un pauvre ouvrier épuisé. Ma pensée serait donc que vous prissiez le sujet de votre occupation dans le renouvellement de l'année où nous allons entrer avec notre jeunesse, dont vous êtes un des plus cbers enfants, qui sera dans ce mois d'octobre, en qui la ferveur commence de s'allumer sous les auspices de saint François et saint Bruno. Vous verriez en ces saints la sainte expression du baptême. Dans le premier, vous y verriez l'esprit de mort au monde, vous y verriez un homme crucifié en sa chair, en la sagesse humaine, mort aux biens de la terre, enseveli dans la confusion ; bref, une image des mystères de Jésus-Christ crucifié, mort et enseveli, comme il veut que nous le soyons en tout nous-mêmes comme chrétiens.

(1) Sur l'autographe.

(2) La date de cette lettre n'est pas absolument certaine pour l'année ; toutefois il y a bien des raisons de la placer en 1653, inunédiatement avant l'attaque de paralysie qui frappa M. Olier le 26 de septembre. Les autres années ne conviennent pas aussi bien. L'expression du commencement : Un pauvre ouvrier épuisé, va très bien à septembre 1653.

Vous verriez en saint Bruno l'esprit de résurrection et de vie nouvelle, une occupation continuelle en Dieuj un esprit de louange, d'amour et d'adoration qui est une seconde partie de l'esprit du sacerdoce, qui veut une vie intérieure établie parfaitement en nous.

Vous pourriez, en continuant jusqnes à saint Denis, considérer la troisième qualité de l'esprit de prêtrise qui est d'être une hostie vivante à Dieu pour son Église, dans un zèle fervent de servir Dieu dans le prochain avec un oubli total de soi et une faim et soif ardente du salut et de la sanctification des âmes, dans l'amour de la croix et le désir pressant de souffrir toutes choses, même la mort pour Dieu; préférant dans le service des peuples la pauvreté, le mépris et la peine à tous les aises, les honneurs et richesses du monde; estimant parfaitement la sagesse évangélique, la regardant avec confusion dans l'état où vous êtes. Recherchant de vivre en servant Dieu, caché, inconnu, et toujours occupé de lui, comme a fait ce grand saint.

LETTRE CCXCIII(l).

LETTRES d'association ACCORDÉES A M. OLIER PAR LE CHAPITRE DE SAllST-MARTIN, A TOURS.

Les trésorier, chanoines et chapitre, le doyenné vacant, de l'insigne église de Saint-Martin de Tours; au révérend messire Jean-Jacques Olier, supérieur de la communauté ecclésiastique du séminaire des clercs, établi au faubourg de Saint-Germain des Prés, à Paris; salut.

(1) Sur l'autographe conservé aux archives nationales. (Vie de M. OKer, t. ÏII, p. 92.)

Nous avons mûrement considéré ce que vous nous avez remontré à Tours, au mois de novembre dernier (1), que vous avez désiré que la communauté et compagnie que Dieu vous a inspiré d'établir, fût sous la protection du bienheureux saint Martin, notre patron; et que, depuis que vous aviez formé cette résolution, vous en aviez reçu tant d'assistance , que vous ne doutez point qu'elle ne prospère et que votre dessein ne réussisse, si nous voulons joindre nos vœux aux vôtres, et vous associer aux prières, saints sacrifices, et aux bonnes œuvres qui se font dans notre église journellement.

Nous, désirant de notre part contribuer à une si bonne œuvre, et faire ce que nous pourrons pour la gloire de Dieu et réputation de notre bienheureux Patron, nous avons octroyé votre demande, et associé à toutes les prières, saints sacrifices et bonnes œuvres qui se font et feront en notre église, non seulement vous, sieur Olier, mais vos successeurs, supérieurs de ladite communauté, et les prêtres et ecclésiastiques du séminaire des clercs dudit faubourg Saint-Germain des Prés, de ladite ville de Paris ; souhaitant que, vos prières et les nôtres jointes ensemble, nous puissions obtenir de Dieu, par l'intercession de notre bienheureux Patron, la gloire éternelle; et que votre communauté soit si bien établie pour le service de Dieu et de la sainte Église, que rien ne puisse la troubler; ce sont les souhaits de notre compagnie. Donné à Tours, le 20 décembre 1653.

(1) C'est au mois d'août et non au mois de novembre 1653 que M. Olier visita le tombeau de saint Martin. ^Voir lettre CLXXVIIP.)

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