‹ Lettres de M. Olier, fondateur du Séminaire de saint-Sulpice [microform]Chapitre 302 sur 326 · A UNE DAME · texte numérisé non relu

A UNE DAME

Il rexliorte à prier ponr le clergé, et particnllëremeut pour le séminaire de Saint-Snlplce ; il loi montre ensuite qu'il n'y a point de moment en la vie qu'on ne doive employer ponr Dieu.

Ma très chère fille.

Les grandes grâces et consolations du ciel ne sont pas sans travail et sans charge; vous savez quelle est la suavité, la plénitude et la fécondité de Jésus en Marie, et comme en particulier la maison des clercs de Saint-Sulpice doit être vivifiée, nourrie et abreuvée de cette sainte grâce. Vous savez que ce qui l'a formée est la diffusion de l'esprit et de la grâce de la très sainte Vierge, laquelle doit toujours croître pour donner progrès et augmentation à la vertu des sujets de cette famille. C'est la charge qui m'a paru ce matin que Dieu vous imposait, et à laquelle il vous dispose, il y a bien longtemps, par la charité qu'il vous donne pour cette maison. Vous devez regarder cet emploi comme une chose qui entre dans l'essentiel de vos obligations, puisque votre vocation vous lie aux dévotions et à l'intérieur de la très sainte Vierge, priant incessamment pour les apôtres et pour les disciples de son Fils, qui se voyaient tous très redevables à cette divine Mère, pour les faveurs et les grâces qu'ils

(1) C'est la CCXLVlIîe des imprimées.

(2) En disant à la personne à qui il écrit : 1° que depuis longtemps elle a une grande charité pour le séminaire ; 2° que sa vocation la lie à l'intérieur de la sainte Vierge, M. Olier semble indiquer ou M"" Tronson ou ]M'--e de Saujon.

reoevaient par ses prières. L'union admirable en laquelle Notre-Seigneur tire votre âme, et la lie à lui avec tant de force et de suavité, vous fait bien voir le dessein qu'il a sur vous, pour travailler en lui et avec lui à son œuvre.

Il ne fait rien de vain ni d'inutile dans ses enfants; il les appelle tous pour opérer en sa maison, après les avoir nourris et fortifiés eu sa grâce. Ayez donc toujours le cœur appliqué à Jésus-Christ vers Dieu, pour demander en lui et avec lui à Dieu la plénitude de son esprit; et en particulier celui de son saint sacerdoce sur tous les sujets qu'il appelle en sa maison, et qu'il destine à son ouvrage. Il n'y a rien de si essentiel à une épouse que de procurer le bien de ses enfants, et de ménager avec lui le bien universel de sa famille, en demeurant incessamment unie aux travaux de l'Époux. Qu'il est doux à l'Église vivifiée de Jésus-Christ de travailler aux intérêts de la maison de Dieu, en fortifiant ses serviteurs, et en sanctifiant ses enfants, pour le glorifier et pour lui plaire ! Mais il est encore bien plus suave à la très sainte Vierge, la divine, Tunique, la très chère et l'intime Épouse de Jésus-Christ, de travailler en lui auprès du Père pour l'accomplissement de son œuvre, et pour la perfection de sa famille ; car elle est plus remplie de grâce, plus ardente en amour, plus féconde en vertu, plus charmée de la gloire de Dieu, plus unie aux désirs et aux devoirs de son Époux, et plus attachée aux intérêts de ses enfants, que toute l'Église ensemble. Vous êtes toute à Marie, et vous êtes consacrée à tout l'intérieur de sa vie divine; vous devez par conséquent entrer dans les dispositions de cette sainte âme, qui est toute pleine de respect et de religion pour Dieu, de haine pour le monde, d'horreur pour

le péché, d'anéantissement et d'abnégation envers ellemême, d'amour et d'union pour son Époux, de zèle pour ses enfants, et surtout pour ses prêtres.

Vous ne devez point vous lasser ni craindre la multitude de vos obligations et de vos emplois. La divine et adorable Mère suffit à tout, et vous devez être assurée qu'en toute suavité et en tout repos, vous trouverez en elle de quoi suffire à l'étendue de vos devoirs. Il faut être fidèle à la grâce de Jésus et de Marie. Il n'y a plus de temps ni de moments à perdre : il les faut tous remplir abondamment, étant lié comme l'on est à Jésus et à Marie, et aux dispositions intérieures de ces saintes personnes, si occupées, si possédées et si remplies de Dieu et de ses opérations adorables et divines. Adieu.

J'ai cru vous devoir rendre participante des saints empressements de l'Époux, qui s'approprie toujours de plus en plus les âmes, et qui les veut tellement à soi qu'elles n'aient point de moments à elles, ou qui soient inutilement employés , pendant qu'on les lui peut donner pour l'accomplissement de ses désirs. Vive le divin Époux, toujours aimable, et toujours amoureux des âmes, qu'il veut avoir toutes à lui, pour les donner et les livrer à son Père.

C'est là le royaume qu'il lui acquiert maintenant par ses soins et par sa vigilance très charitable, après le lui avoir acheté très chèrement par le prix de son sang. Il faut répondre à ses soins et à ses peines : il faut lui être toujours présent, et très intimement uni à sa personne, afin d'être'^en état de l'écouter, et de le suivre fidèlement en ses opérations et en ses paroles. Je suis, en ce chaste et diyin Époux de votre cœur, votre tout acquis en lui.

LETTRE CCCXCIX (1).

De la vie de Jésus en Marie qn'il propose pour modèle d'une sainte communauté.

[Mars.]

Monsieur,

Honorez particulièrement, dans le mystère que l'Église nous propose en ces jours, la vie de Notre-Seigneuren la très sainte Vierge. Jamais communion n'a été plus parfaite, jamais possession n'a été plus commune que celle de Jésus et de Marie. Le Fils de Dieu disait autrefois à son Père : Tout ce qui est à moi est à vous, et tout ce qui est à vous est à moi, n'y ayant rien en eux qui ne leur fût commun ; en quoi consiste la vraie et la parfaite société du Père et du Fils dans l'éternité. Or, il en est de même de Jésus et de sa Mère dans le temps. Tout ce qui est à moi, lui dit-il, esta vous, et tout ce qui est à vous est à moi, ou pour mieux dire, tout est commun entre nous. Je n'ai qu'un même esprit avec vous; j'ai les mêmes mouvements et les mêmes dispositions que vous en toutes choses; tout est un parfaitement en nous.

Or cet anéantissement de toute propriété est le principe et le fondement de toute parfaite société et unité dans l'Église : et comme jamais il n'y a eu d'âme

(1) C'est la CXIX« des imprimées.

(2) M. Olier dit au paragraphe second : Nous ne saurions prendre un modèle plus saint... pour notre petite société. Cela indique clairement qu'il s'adresse à un des ecclésiastiques de sa compagnie. La vie de Jésus en Marie est, en effet, honorée d'une manière très spéciale à Saint-Sulpice.

502 LETTRES DE M. OUER.

si anéantie en soi, ni si pleine de Jésus que Marie; comme il n'y a rien eu où Jésus ait habité avec plus de plénitude qu'en sa Mère, en laquelle il vivait et triomphait de tout, la rendant parfaitement une en lui, de là vient que nous ne saurions prendre un modèle plus saint, plus pur, ni plus parfait pour notre petite société, que celle-ci, qui établit les sujets entre eux dans une unité toute divine.

Jésus-Christ, notre maître, infiniment jaloux d'être vu, aimé et adoré en cette société divine avec sa Mère, ne la propose pas simplement à l'Église comme une chose libre et indifférente, mais comme une dévotion d'engagement et d'obligation; car il est vrai qu'il vit en sa divine Mère en des manières si nécessaires à sa famille, qu'il veut qu'elle soit obligée d'aller à elle pour subsister, et pour se tirer à tout moment par elle de sa défaillance.

11 vit en elle comme dans son temple ; car il y est victime de l'amour de son Père, et il y consomme sa Mère, pour la faire avec lui une hostie de louange. Il vit aussi en elle comme dans les couches de ses délices, lui communiquant ses joies et ses consolations, mais les lui communiquant comme à sa chère Épouse, et d'une façon particulière à son unique amante, quia ses prérogatives d'amour qui ne se communiquent point à aucun autre. En sorte que, comme Dieu le Père a des délices en son Fils, et des complaisances singulières pour lui, qu'il n'a point pour tous les hommes; ainsi Notre-Seigueur en a-t-il de toutes spéciales pour sa divine Mère, qui est la toute belle , et son unique amante (1).

(1) M. Olier a très souvent parlé de l'amour mutuel de Jésus et de Marie; il semble même, eo lisant ses divers écrits, qu'il avait mission

Dieu le Père a pour son Fils des grâces qui ne seront données à aucun autre qu'à lui seul; et Jésus- Christ de même a des grâces éminentes, qu'il ne fera jamais passer en aucun autre qu'en sa divine Mère; et quoique choisissant la très sainte Vierge pour la Mère de son corps naturel, il l'ait en même temps choisie pour être Mère de son Église qui est son corps mystique, qu'elle nourrit de la grâce et de la vie de son Fils, elle a néanmoins en elle-même des dons et des grâces particulières, qu'elle porte en son âme comme le caractère du singulier et de l'unique amour de Jésus-Christ.

Les anges dans le ciel, quoiqu'ils donnent aux inférieurs leur lumière et leur vie, se réservent toutefois chacun en leur particulier quelque appropriation de grâces qu'ils ne répandent pas sur les autres; et dans le cœur de la très sainte Yierge, Jésus-Christ y a mis des grâces et des dons singuliers qu'elle seule possède, qui ne seront jamais donnés à aucune autre créature; et je ne sais même si les anges les comprennent et si jamais ils seront découverts aux bienheureux, étant toujours très vrai que la singularité de ces dons ne sera jamais mise en commun avec personne. C'est le cachet que Jésus-Christ a mis sur son cœur, que je crois que personne ne lèvera jamais.

Jésus-Christ a levé les sept sceaux et les sept caractères qui tenaient renfermés en lui ces grands mystères de son amour envers son Église, qui se débordent et se communiquent par les dons et par les

spéciale de faire connaître et honorer ce mystère. Il voulut qu'au séminaire de Sainl-Sulpice Taulcl de la tribune lût dédié à cet amour de Jésus pour Marie et de Marie pour Jésus. {Aitest. autfi., p. 229.)

sacrements. Cet adorable vainqueur les a levés en découvrant par ses présents son saint amour à ses fidèles. Mais pour ce feu divin dont il brûle pour la très sainte Vierge, il ne l'a jamais entièrement découvert, et ne le manifeste qu'à elle. Nous devons nous contenter d'adorer ce mystère inexplicable en ses expressions secrètes et singulières de l'amour de Jésus envers Marie; et il faut que notre religion confesse qu'elle n'a que le silence et la nuit de la foi pour ce mystère.

Outre un nombre innombrable de qualités et de prérogatives, selon lesquelles Notre-Seigneur habite en sa très sainte Mère, il est en elle source de vie pour l'Église ; et comme Dieu ayant donné à son Fils, en récompense de ce qu'il était mort pour les hommes, la qualité de Père du siècle futur, et l'ayant mis à sa place pour être plus naturellement et plus sortablement à notre état le Père des vivants, il lui a donné la plénitude de la vie qui doit nourrir les hommes; de même, vivant en sa Mère, il la met en communion de sa vie pour l'Église; et, toute stérile qu'elle est, comme dit le Prophète , il la rend Mère de tous ses membres, et d'un nombre innombrable d'enfants qui se nourrissent du lait de ses mamelles, et s'abreuvent de la substance dont Jésus-Christ la vivifie. C'est là où il appelle toute l'Église; c'est là où il désire qu'aillent ses enfants pour être faits participants du pur amour et de la belle dilection. C'est en son sein où l'on cueille les fruits de la sainte honnêteté, comme dit l'Écriture; en un mot, c'est en elle que Jésus-Christ réside comme source de vie; car il la met en société de la vie qu'il a reçue de son Père pour abreuver et nourrir l'Église, qui est cette

fille unique que ce Père adorable a engendrée en Marie en engendrant son Fils.

C'est ce qui est exprimé par ces paroles du Prophète : Homo et homo natus est in eâ : L'homme et l'homme est né en la très sainte Vierge. L'homme et l'homme, c'est-à-dire Jésus-Christ et son Église, parce que Jésus- Christ naissant dans les entrailles de sa Mère, toute l'Église y est née en même temps avec lui ; car Notre- Seigneur recevant en soi la plénitude du Père, a reçu en même temps la vie suffisante et nécessaire pour vivifier tous ses membres; et Dieu le Père communiquant continuellement à son Fils cette vie divine pour la conserver à l'Église, est toujours en lui versant la nourriture de l'Église avec la sienne. Et conyne Jésus- ChristjUni intimement à sa divine Mère, reçoit la vie pour soi et pour toute l'Église, il se trouve que la très sainte Vierge, participante de cette vie divine, devient aussi en son Fils Jésus-Christ la Mère nourrice de l'Église. Ainsi, par une dépendance très absolue, Dieu le Père attache tous ses enfants à ce sein adorable, à ce sein très aimable; et l'Église se sent tous les jours infiniment heureuse que le sang et la substance de Jésus- Christ se changent en lait pour elle dans les mamelles de la très sainte Vierge.

11 faut donc que nous allions sucer ce lait, ce sang et cette substance divine avec amour et avec joie, reconnaissant que Dieu nous y assujettit et que l'Église nous y appelle. Bienheureuse l'âme qui ne voit plus que Jésus et Marie; qui ne converse plus qu'avec Jésus et Marie; qui n'a plus de joie, ni de désir en ce monde, que de savoir des nouvelles de Marie en Jésus et de Jésus en Marie. C'est un moyen merveilleux que Dieu nous présente pour l'occupation sainte de

notre vie, pendant le séjour fâcheux du siècle présent. C'est là où je vous souhaite abîmé, et tout perdu afin que le monde ne vous voie plus, et que vous soyez par ce moyen caché à toutes les créatures.

LETTRE CGGG (1).

H lui donne quelques avis importants toucbant la conduite d'un séminaire, et la sainteté de vie qu'y doivent mener les clercs.

Monsieur et très cher en Notre-Seigneur,

Les affaires qui vous sont survenues ne méritent pas votre application ; il vaut mieux que vous les confiiez à quelqu'un de vos amis. Il ne serait pas juste qu'elles dérobassent le temps que vous devez à Notre- Seigneur et au service du saint clergé ; et, puisqu'il vous a fait la grâce de vous y appeler, soyez fidèle à ce qu'il demande de vous dans l'emploi qu'il vous y donne.

Il faut pour cela que vous n'épargniez rien pour la sanctification, et pour la perfection de ces jeunes plantes qui vous sont confiées, et qui sont sous votre conduite. Il faut que vous les exerciez à toutes les vertus chrétiennes, afin qu'ils ne soient point promus à la cléricature et aux saints ordres, c'est-à-dire au nombre des serviteurs de Dieu et de ses domestiques, qu'ils ne soient bien parfaits; car, comme

(1) C'était la CXIVe des imprimées. Elle se retrouve en partie dans un autre écrit de M. Olier intitulé : Première instruction 'pour les clercs entrant au séminaire.

(2) Les disciples à qui M. Olier put adresser cette lettre sont : M. Couderc, chargé, en 1645, de la direction des séminaristes de première année, à Vaugirard, et M. de Lantages, d'abord directeur du séminaire de Saint- Sulpice et ensuite supérieur de celui du Puy.

les enfants dont parle Daniel, étaient choisis lès plus beaux extérieurement et les plus parfaits qu'on pût trouver pour le service de Balthazar, ainsi en doit-il être des ministres de Dieu. Ses domestiques et ses ministres dans le ciel, qui sont les anges, sont les créatures les plus parfaites, et ceux d'entre eux qui sont destinés pour assister particulièrement devant son trône, sont les sujets les plus beaux et les plus accomplis qui soient dans tout le corps des esprits angéliques. Ainsi, les clercs que Dieu destine dans le chœur de son Église, pour être assistants devant son trône et servir assidûment aux tabernacles, doivent être les plus saints et les plus parfaits d'entre les chrétiens; et c'est pourquoi il ne faut pas qu'ils s'engagent dans cet état à moins qu'ils ne soient trouvés dans la perfection chrétienne, ou au moins qu'y étant déjà bien avancés, ils ne travaillent si assidûment pour acquérir ce qui leur manque, qu'ils ne laissent aucune vertu qu'ils ne tâchent d'obtenir par toute sorte de mortification, de peine et de travail.

Il est surtout important, pour les préparer à ce saint état où ils aspirent, de les exercer beaucoup à la pratique de ce précepte de Notre-Seigneur : Abneget semetipsum. Ainsi vous devez examiner s'ils veulent embrasser cette maxime dans toute son étendue, et s'ils y veulent ajouter la pratique de celle-ci : Tollat crucem suam, et puis de cette troisième : Et sequatur me, et s'ils veulent écouter les propositions les plus saintes et les plus pures de l'Évangile , pour tâcher de les réduire en pratique. A moins de cela, ils ne sont point dans la disposition où ils devraient être pour la tonsure, qui ne devrait être conférée qu'à des chrétiens parfaits.

Pour ceux qui ont été déjà admis à la cléricature, vous verrez s'ils s'exercent aux vertus les plus sublimes de l'Évangile; s'ils font voir qu'ils soient morts au siècle et à ses maximes, au désir de s'établir dans le monde, de se divertir en ses vanités, de suivre ses coutumes et ses compliments, de se plaire en ses nouvelles ; s'ils sont morts au désir d'avoir des biens, des honneurs et des plaisirs, qui sont les sentiments ordinaires de ceux qui suivent les inclinations de leur chair et qui acquiescent à ses désirs. C'est la maxime des hommes charnels, de suivre en tout leurs convoitises, et de chercher à jouir des biens grossiers du monde. Mais c'est à quoi les clercs doivent avoir renoncé, afin de ne vivre plus qu'en Jésus -Christ pourDien. Il faut pour être digne de servir aux autels, et de demeurer en la présence de ses saints Tabernacles, qu'ils soient infiniment éloignés de la vie de la chair, qu'ils soient totalement opposés aux maximes du monde, et qu'ils soient comme des miroirs et des flambeaux de toutes les vertus chrétiennes, pour servir d'exemple et de modèle de piété à tous les fidèles.

Vous aurez pour cela souvent recours à Notre-Seigneur, afin qu'il leur ouvre l'esprit à ses vérités, et qu'il leur inspire en sa vertu les maximes suivantes :

1 . Qu'il ne faut plus qu'ils parlent du monde, ni de ses maximes.

2. Qu'il faut qu'ils aient horreur du siècle, en sorte qu'il leur soit en exécration, comme à saint Paul, avec lequel ils doivent dire : Mihi mundus crucifiœus est : Le monde me fait une étrange peine et me crucifie au mourir.

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