‹ Lettres de M. Olier, fondateur du Séminaire de saint-Sulpice [microform]Chapitre 87 sur 326 · LETTRE XLVII · texte numérisé non relu

LETTRE XLVII

A LA SOECR DE VAULDRAY (2).

Il inl demande le même service qu'à la mère de Bressand.

[Paris, le 19 mai 1639 (3).]

Ma très chère fille,

Je vous écris ce mot sur mon départ pour une mission où l'on m'envoie. Je vous conjure de demander pour moi fortement et souvent l'esprit apostolique; car le ciel me donne de puissants désirs pour cette grâce. Je vous regarde comme la personne qui êtes destinée à prier sans cesse pour tousines besoins. Celui que je vous expose ici est mon plus grand, car si j'obtiens cette faveur, je ne désire et ne ne demande plus rien à Notre- Seigneur que de la conserver. Quels biens ne serons-nous pas capables de faire avec cet esprit! Que de cœurs seront convertis, que d'âmes reviendront à Dieu, que de bénédictions partout où nous irons ! Il faut employer toutes nos forces pour obtenir ce don. Voici la fête qui approche où cette grâce se distribue (4). Levez les mains au ciel, ouvrez votre poitrine, et fendez votre cœur. Il ne faut rien épargner pour cela. Je vous le rendrai bien

prières pour obtenir de participer à la grâce que les,apôtres reçurent ce jour-là.

(1) C'est la LVIP des imprimées.

(2) La sœur de Vauldray était la seule, avec la mère de Bressand, à qui M. Olier écrivit alors et recommandât ses besoins spirituels.

(3) Tout porte à croire que cette lettre a été écrite le même jour que la précédente. Le service de la poste ne se faisait que tous les huit jours (lettre XLIIP) et M. Olier était à la veille de son départ quand il écrivit l'une et l'autre.

(4) La Pentecôte, qui tombait le 12 juin en 1639.

après, et vous en sentirez avantageusement les effets. Mais quand vous n'y auriez pas d'intérêt particulier, la pure gloire de Dieu, qui y est intéressée, vous oblige à le faire.

LETTRE XLVIll (1).

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