‹ Lettres de M. OlierChapitre 10 sur 226 · SA MALADIE ET SA GUÉRISON · texte numérisé non relu

SA MALADIE ET SA GUÉRISON

Cette mission finie, il fut délivré de toutes ses peines, mais parce que la croix devait être sa force et son appui, Dieu lui envoya aussitôt une violente maladie, que notre saint prêtre regarda comme une précieuse récompense et comme un témoignage assuré que Notre-Seigneur avait agréé ses travaux : il en fut réduit à l’extrémité et en tel état, qu’il ne sentait point

(1) Le chapitre du Puy en Velay, à la mort de Juste de Serres, évêque de cette ville.

les coups de lancettes qu’on enfonçait dans ses épaules. Les assistants remarquèrent alors que, ne donnant d’ailleurs aucunes marques de sentiment ni de connaissance , il répondait pourtant aux saints noms de Jésus et de Marie : ce qui faisait bien voir que ces divines paroles étaient plus pénétrantes que le fer, et et que son âme était plus sensible aux flèches de l’amour sacré, qu’aux douleurs les plus aiguës que les instruments de chirurgie pouvaient causer.

Sa guérison était désespérée quelque soin que prissent deux habiles médecins qui étaient arrivés la veille de sa maladie au lieu où il était. Leurs remèdes n’eurent pas le succès qu’on en pouvait espérer, ils ne firent qu’irriter le mal et faire tomber le malade en apoplexie. Ainsi il ne fut redevable de la santé quelques jours après, qu’au secours d’en haut et au vœu qu’il avait fait dans les premiers jours de son mal, de visiter le tombeau de saint François de Sales.

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