A M. PLANAT, OFFICIAL, A PAMIERS
Il l'encourage à continuer le travail qu’il fait auprès de l’évêque de Ramiers, s’il le peut sans compromettre sa santé et la tranquillité de son esprit.
[19 mai 164G (3).]
Qui a Dieu a tout.
Monsieur et très cher en Notre-Seigneur,
Ayant appris vos indispositions et les peines continuelles de votre esprit, au rapport du bon père de Sainte- Geneviève, nous crûmes ensemble qu’il serait bon que vous vinssiez ici passer quelque temps, pour vous donner un peu de repos devant que de vous en aller travailler ailleurs. J’ai cru que vous seriez bien aise de vous revoir avec vos frères, et que vous auriez consolation de vous embrasser en Notre-Seigneur, pour vous renouveler en son amour et en leur société.
Si néanmoins, comme j’apprends par la vôtre, la paix et le repos d’esprit vous ont été rendus avec la bénédiction du travail dont Dieu vous a accompagné ce saint carême, à la bonne heure. Jouissez-en et conservez le bien que vous avez auprès Msr de Pamiers, qui est sa sainte conversation et son exemple divin et vertueux que vous ne trouverez que difficile-
(1) Sur l’autographe.
(2) Jacques Planat, déjà mentionné plus haut, fut un des prêtres de Saint-Sulpice que M. Olier accorda, en 1645, à Ms” de Caulet, nommé à 1 évêché de Pamiers, et qui l’aidèrent dans les premières années de son épiscopat.
(3) En 1646, qui paraît être l’année où cette lettre fut écrite, la Pentecôte tombait le 19 mai.
ment ailleurs (1). Aidez à ce rare prélat si délaissé et qui mérite tant le secours des sujets purs et désintéressés, comme je sais que vous marchez en vérité et en sincérité d’esprit pour Dieu.
Je suis, en attendant de vos chères nouvelles,. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Olier.
A Saint-Sulpice, ce saint jour de Pentecôte.
LETTRE Cl (2).