A M. DE PARLAGES EN LANGUEDOC
11 l’exhorte à travailler au rétablissement de sa santé ponr le service de l’Église.
[Été de 1650 (3).]
Qui a Jésus a tout.
Monsieur,
Vous pouvez bien penser quelle joie la vôtre m’a donnée, ayant été si longtemps privé de vos chères
(1) Les évêques députés à l’assemblée de 1650 furent, pour la province de Narbonne, Jean- Jacques de Fleyres, évêque de Saint-Pons et, pour celle de Toulouse, Louis de Nogaret de la Valette, évêque de Mirepoix. ( Procès-verbaux. , t. III, p. 451.)
(2) Sur l’autographe reproduit en grande partie dans la XXVIII0 des imprimées.
(3) La date approximative de cette lettre est donnée par la transaction qui eut lieu à Toulouse entre le père et le frère de M. de Queylus.
nouvelles. Je ne doute pas que celle de Msr de Pamiers ne soit extrême après un si long temps d’absence et d’éloignement, chez lequel, si cette lettre vous eût pu être rendue , je vous aurais prié de lui demander quelques jours, pour assister à la conférence qui se doit tenir à Toulouse entre monsieur le frère et le père de M. de Queylus, pour leur entier accommodement.
Je vous demande , Monsieur, la grâce de vouloir prendre tous les soulagements que l’air, que la saison et les remèdes vous pourront fournir sur les lieux où vous êtes, afin de confirmer la santé que vous avez vouée et consacrée à Dieu, que vous savez appartenir à Jésus-Christ par le droit qu’il s’est acquis sur toute la créature, pour la sanctification de son Père et, en particulier, qu’il a choisie en vous pour le service de son Église qui, ayant reçu les droits cédés de Jésus-Christ, prétend avec justice vous pouvoir demander l’usage de votre corps pour son service.
Voyez, Monsieur, à combien de maîtres et maltresses vous appartenez; voyez à combien vous êtes redevable et si avec justice vous leur devez refuser votre conservation. Travaillez-y ainsi, en séparation de vous-même et dans l’obéissance à vos supérieurs. Donnez-y encore quelque chose aux prières de votre très humble, très obéissant et très obligé serviteur.
Olier.