SA MORT
Ayant passé la semaine sainte dans ces occupations, s’étant confessé et ayant communié, il perdit la parole le samedi saint, et fut saisi d’un assoupissement duquel il revint plusieurs fois. Enfin après avoir reçu l’extrême-onction avec une parfaite connaissance, et une grande dévotion , il expira le lundi de Pâques, le second jour d’avril de l’année 1657, à cinq heures du soir, âgé de quarante-huit ans six mois et douze jours.
Sa mort fut suivie de près de celle de plusieurs ecclésiastiques du séminaire (1), selon qu’il l’avait prédit, en disant qu’il ne s’en irait pas seul, quoiqu’alors il n’y eût pas un malade de tous ceux qui moururent peu de temps après.
Je pourrais faire connaître ici quantité de lumières et de grâces extraordinaires que ce saint prêtre a reçues de Dieu pendant sa vie, et faire voir ensuite quel usage il a fait de ces dons et avec quelle fidélité il a répondu à ces grâces, mais la brièveté de ce recueil ne me permettant pas d embrasser tant de choses, je me contenterai de rapporter quelques-unes des pratiques de vertu, qui étaient ordinaires à ce grand homme, lesquelles étant des marques plus assurées d’une solide piété, seront aussi d’une plus grande utilité aux lecteurs.
(1) Le plus connu est M. JeanBlanlo, auteur d'un petit écrit intitulé l’Enfance chrétienne.