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SON ZÈLE POUR LE SALUT DES AMES

Tous les emplois qu’il a eus pendant sa vie et toutes ses actions sont des témoignages de son zèle pour le salut des âmes ; il ne comptait pour rien ses biens, son honneur, son repos, sa santé, et sa vie même, quand il s agissait de les aider et de les consoler. Un jour ayant appris qu’une personne, dont il avait eu la conduite, commençait à se relâcher au service de Dieu, il se prépara aussitôt à faire un voyage de cent lieues pour l’aller trouver, afin de la faire rentrer au bon

chemin, et il l’eût exécuté sans une grande maladie qui 1 arrêta.

Il était prêt d’aller au Tonquin (1), où l’on parlait c envoyer des ecclésiastiques, si des personnes très

(1) U s’offrit à cet effet, au mois de février 1653, au P. de Rhodes hdntliner 86 “ ^ ** réU"ir deS °uvriers Pour ces missions

éclairées qu’il consulta ne l’eussent assuré que Dieu le demandait en France.

Mais les plus forts mouvements de son zèle ont été pour le clergé et pour la sanctification des ecclésiastiques : il les regardait comme la plus illustre portion de Jésus-Christ, et comme son cher héritage : il croyait servir toute l’Église en les servant ; c’est pour cela qu’il ne fit point difficulté de quitter les missions où il trouvait tant de goût et tant de bénédictions, pour consacrer le reste de ses jours et ses plus grands travaux à l’instruction des prêtres.

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