LA V. MÈRE DE JÉSUS
U M. Olier, abbé de Pébrac.
Elle s’excuse de lui donner des conseils de perfection, se croyant trop misérable pour parler des perfections de Dieu. Elle le presse de prendre plus de soin de sa propre santé.
Monsieur,
[Langeac, été de 1634 (3).]
L’amour de Jésus et l’humilité de Marie soient la règle de votre vie. Vous savez très bien qu’il est mallettre est certainement de la fin de septembre ou des premiers jours d octobre 1634, époque où M. Olier dut précipitamment quitter Pébrac par suite de l’ordonnance du cardinal de la Rochefoucauld qui lui, enjoignait de venir à Paris, pour y régler, de concert avec lui, les moyens d établir la réforme dans son abbaye, » ( Vie de M. Olier , t. I, p. 114.)
(1) Tirée du livre IV, chap. n, de V Admirable Vie de sœur Agnès de Jésus par un religieux bénédictin de l’abbaye de Saint-Germain des Prés, que M. Olier avait prié de faire ce travail, qui se conserve manuscrit à Saint-Sulpice. On la donne ici, de même que les deux suivantes , pour dédommager le lecteur de la perte des nombreuses lettres que M. Olier écrivit à cette très digne fille de Saint-Dominique à laquelle le ciel l’avait si intimement uni. Ces trois lettres serviront encore de préparation à la lecture de celle que M. Olier écrivit aux religieuses de Langeac, après la mort de leur sainte prieure.
(2 et. 3) Née au Puy, le 17 novembre 1602, Agnès Galand donna, dès son
aisé à un aveugle de connaître les couleurs, aussi à moi de parler des perfections de notre Dieu sans les avoir connues. J’ai encore les yeux trop chassieux pour pouvoir regarder ces rayons du soleil. 0 soleil d’amour! pénétrez, éclairez ce cœur abominable toujours terrien, jamais céleste; toujours dans soi-même, jamais en Dieu. 0 avocat des pauvres pécheurs! ouvre le sein de la miséricorde, regarde de ton œil de pitié cette pauvre infecte lépreuse. O amour éternel! l’amour, s’il vous plaît. Oh! amendement à ma misérable vie !
Montrés cher frère, comment me souffrez-vous? Il faut bien que ce soit un excès de votre charité, comme aussi d’avoir soin de ma santé qui est tout à tait inutile, mais plutôt préjudiciable. Ayez soin de mieux conserver la vôtre que vous ne faites * vous vous gouveinez un peu trop par vous-même, etc...
enfance, des indices non équivoques de la haute sainteté à laquelle Dieu devait l’élever un jour. A l’âge de vingt-deux ans elle se consacra totalement à Dieu dans Tordre de Saint-Dominique, et pendant onze ans qu’elle vécut en religion, elle embauma de l’odeur de ses vertus non seulement le monastère de Sainte-Catherine de Langeac, où elle avait fait profession et dont elle fut plusieurs fois prieure, mais encore la ville et tout le pays des environs. M. Olier, plus que personne, participa aux. faveurs que le Ciel accordait à cette âme privilégiée. Pendant trois ans elle ne cessa de prier, de pleurer et de faire pénitence pour lui. Au bout de ce temps, elle lui apparut corporellement à Paris, et lorsque ce cher fils de ses larmes fut arrivé en Auvergne pour y faire la mission, elle acheva en lui, par ses saintes conversations et ses admirables exemples, l’œuvre de sanctification parfaite qu’elle avait commencée par ses prières. {Vie de M. Olier,
— La date de cette lettre ne peut être donnée qu approximativement ;
mais il est bien probable qu’elle n’a pas été écrite après la suivante, qui est du 12 août.