IL REVIENT A PARIS, IL MÈNE UNE VIE APOSTOLIQUE IL REFUSE UN ÉVÊCHÉ
Après six mois de travail dans cette province, il fut obligé, par les poursuites de ceux qui s’opposaient à la réforme de son abbaye de Pébrac, de revenir à Paris. Y étant arrivé il se défit de son carrosse et de son train qu’on lui avait conseillé de garder : il ne se fût pas même réservé un valet sans l’ordre exprès de son directeur.
Pendant son séjour en cette ville il fut extrêmement pressé par un évêque d’insigne piété et qui était homme de grande oraison de vouloir prendre sa place, et se charger de sa mitre : ce bon prélat y employa même les sollicitations de M. Vincent qui avait beaucoup d’autorité sur l’esprit de M. Olier; mais ce fut sans succès : car notre serviteur de Dieu, qui avait un grand éloignement des dignités et qui ne désirait en ce temps-là même que d’aller en Canada pour y prêcher la foi, fit tant de prières à la très sainte Vierge, qu enfin 1 affaire fut rompue, et ces messieurs, pour lesquels il avait toute la déférence possible, cessèrent leurs poursuites.