‹ Lettres de M. OlierChapitre 81 sur 226 · A LA SOEUR DE LA JARRIE, RELIGIEUSE DE LA RÉGRIPIÈRE · texte numérisé non relu

A LA SOEUR DE LA JARRIE, RELIGIEUSE DE LA RÉGRIPIÈRE

Il la félicite rte sa soumission à M. Basseline, dont les principes de direction ne sont autres que ceux de saint François de Sales. Il se recommande à ses prières.

[23 avril 1640.1

Jésus, Maria.

Ma très chère fille,

Je ne vous puis exprimer la joie que j’ai de voir votre soumission à notre cher M. Basseline. Attachez-

(2) C’est la suscription même (le la lettre autographe. Mme de Sévigné

vous soigneusement à lui et soyez fidèle à ses instructions. C’est le plus grand bien qu’il puisse arriver à la maison que de prendre une entière confiance en lui, J’en prie Dieu de tout mon cœur ; et après cela je crois qu’elle ne doit point se partager en tant et tant de directeurs et d’avis différents. Il se conduit et conduit les autres par l’esprit de M. de Genève, que je désirerais être épanché partout. Je vous conjure de le vouloir bien étudier et vous attacher à sa lecture avec celles de vos règles.

Pour notre chère nièce (1), il faut porter M. Basseline, et je l’en ai déjà conjuré, de vouloir en prendre soin, et de cette maison. Il doit entreprendre cela fortement pour la gloire de Dieu. Je lui écrirai par le premier ordinaire, s’il plait à Dieu, et à notre chère nièce, n’ayant pas le loisir maintenant.

Au reste, ma chère fille, travaillez toujours à ma conversion par vos prières et vos instantes demandes à Dieu, en l’amour duquel je suis, ma très chère fille, votre très humble et très obéissant serviteur.

Olier.

Bazainville (2), ce 22 avril 1640.

parle souvent de M. de la Jarrie, fermier de sa terre de Btiron, près de Nantes. Peut-être la religieuse de la Régripière appartenait-elle à la même famille. Le nom de la sœur de la Jarrie ne se retrouve pas dans une liste des religieuses de la Régripière dressée le 11 avril 1668 (Arcliiv. d’Angers).

(1) Ce ne pouvait être qu’une nièce à la mode de Bretagne, car M. Olier, en 1640, n’avait aucune nièce proprement dite en âge d’être religieuse.

(2) Bazainville se trouvant peu éloigné des lieux où les disciples du père de Condren donnaient la mission, M. Olier, qui en était prieur, s'y rendit pour le 23 avril, fêle de Saint-Georges, patron de la paroisse. M. Bourdoise s’y trouva et pendant trois jours parla de cléricature aux eoclésiastiques des environs. (Vie de M. Olier, t. I, p. 2G3.)

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