‹ Lettres de Madame de Maintenon (volume 2)Chapitre 63 sur 80 · LETTRE LXIV · texte numérisé non relu

LETTRE LXIV

Sur la mort de son frère,

QUeje suis consolé ^ Madame, des dispositions vraiment chrétiennes où Dieu vous met ! C'est votre père céleste qui vous a révélé une sagesse à la*qiielle la chair et le sang ne peuvent atteindre. Continuez , Madame , à être soumise à un si bon père. Vous n'avez plus d'autre volonté que la volonté de Dieu , qui est bon à ceux qui le cherchent. Comme vous avez un cœur droit , humble et dépendant , je suis sûr qu'il vous aime , et qu'il vous remplit de son esprit. Tâchez , Madame^ de le communiquer à vos filles , et s'il se peut , aux fidèles de la cour. Je donnerois ma vie pour augmenter ea

A Mad. de Maintenon. 3^3

vous le don de la grâce et votre consolation. Je fais dire des messes à Chartres, et dans tout mon diocèse : il faut bien que le troupeau entre dans la reconnoissance du pasteur. Les jeunes clercs , les âmes ferventes obtiendront quelque rafraîchissement pour celui que vous perdez, ou plutôt que vous achevez de sauver. Si M. deN. ne veut pas officier à Saint -Cyr, je le ferai , Madame , en sa place ; et je vous promets que ma vive reconnoissance et tous les sentiments que Dieu a gravés lui-même profondément dans mon cœur pour vous , n^auront d'autre terme que jna. vie.

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