‹ Lettres de Madame de Maintenon (volume 3)Chapitre 16 sur 19 · A M AD. DE MAINTENON · texte numérisé non relu

A M AD. DE MAINTENON

Nous verrons ensemble comment je ferai pour voir le roi : car , à vous dire la vérité , je n'ai pas grande envie d'entrer dans la maison. Je fais les mêmes réflexions pour moi que pour vous : et quand j'irai gagner quelque mal, personne ne m'en saura gré , et tout le monde m'en blâmera : il faut pourtant que je voie le roi ; car je ne saurois vivre sans lui. Versailles m'est insupportable : vous ne sauriez vous figurer l'air qu'il a. Il faut dire la vérité : les lieux où le roi n'est point , sont absolument inanimes. Jeannette a larougeole : Me. Dangeau va partir. Que deviendrons- nous , puisque vous nous manquez ? Ce ne sera pas la dernière lettre que vous aurez de moi aujourd'hui. Ecrivez-moi , je vous prie , que vous avez de l'amitié pour moi : si vous me le dites , je suis sûre que cela sera vrai. Soutenez-moi un peu , car mes pensées sont très-noires.

LETTRE XLI

DEvinez où je serois , si j'étois où mon penchant m'appelle. Je serois dans la chambre de Me. deCaylus, pourvu qu'elle fût assez grande pour contenir une personne de plus. Je suis d'une humeur

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horrible : car vous ne goûteriez pas le mot de vapeur qui pourroit un peu déguiser ma bizarrerie. Je n'ose pas seulement faire un petit pavillon , de peur qu'on ne dise : Voyez, elle ne songe qu'à se divertir. La compagnie qui m'environne , m'est insuppoi table , et je ne la souffle que dans l'espérance de contrarier à tout ce que Von dira. Croyez-vous , ma chère tante , que la reine d'Angleterre puisse réparer par sa présence ce que votre absence me fait souffrir ? J'en enrage: que «'est-elle dans son royaume, et que ne* roulons-nous tous ensemble sur des sacs pleins d'or ? Aujourd'hui je mets notre plus grand bonheur dans ce métal : je ne vois en ce moment que des piastres : je voudrois être au Pérou : ah î que je deviens vilaine ! Mandez-moi de temps en temps de jolies choses , afin de faire diversion à toutes les passions qui me dominent.

LETTRE L X 1 1

J'Apprends que vous demeurez ici : je me suis fort sottement embarquée k ciner à la ménagerie. J'ai pris le jour où je n'avcis aucun prince y pour faire une

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fois en ma vie ma volonté. Mais je vois bien qu'il faut y renoncer, et que je suis condamnée à faire éternellement celle d'autrui. Un moment a changé la mienne. Car, sans aucune flatterie , j'aimerois bien mieux être avec vous ; et si j'osois , j'abanclonnerois volontiers mon dîner pour vous tenir compagnie : mais j'aurois peur que vous ne fussiez aussi lasse de ma duché , que je le suis des principautés. J'espère pourtant que vous m'ôtez de ce grand nombre d'importuns et d'ennuyeux qui vous accablent. Je meurs de peur que la mauvaise nuit que vous avez eue n'ait été causée par la visite de ce Mr. de Chamillard : ces ministres sont la migraine même.

LETTRE XLIIL

E n'est point sans peine que je vois , j partir Me.de Caylus. Jamais la reine d'Angleterre n'est venue si*ma!- à-propos : et pour comble de malheur , il faut Fattendre tout le jour. J'ai pensé envoyer chercher mon carrosse pour vous aller voir un instant : mais on a fort représenté qu'il seroit ridicule que la reine ne me trouvât point ici ; cela est vrai : mais il est bien ridicute aussi de s'ennuyer \ et

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l'on diroit que je ne suis princesse que pour cela.

Adieu , ma chère tante ! il faut se détacher de vous pour aujourd'hui ; ce n'est pas sans peine. Songez que , quoique nous ne nous voyions point , nous ne nous en aimons pas moins : c'est toujours une petite consolation.

Voilà , ma chère tante , une lettre du roi d'Espagne : vous verrez qu'il ne vous a pas oubliée, et que , si les couronnes dérangent bien des têtes, elles ne changent point le cœur des Bourbons : je vous rends les propres paroles de Mr. le duc de Bourgogne , qui pourroit bien avoir retenu cette phrase de Mr. de Cambray.

LETTRE XLIV

De Madame.

Ce i3 Octobre 1701,

LA reine douairière d'Espagne est cause , madame , qu'il faut que je vous importune d'une assez mauvaise lecture : je vous prie de faire lire ma lettre au roi pour voir si sa majesté approuve ma réponse ; ayez la bonté , je vous prie , en

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cas que le roi y trouve quelque chose à retrancher ou à augmenter , de rne le mander. Je serois au désespoir d'écrire un mot qui pût lui déplaire ; et si Ton m'a représentée à lui autrement , c'est une injustice , et je n'oublierai jamais que c'est vous qui l'avez désabusé. Il faut aussi , madame , que je vous dise la joie que j'ai eue d'une nouvelle bonté qu'il m'a témoignée. Je l'ai vu hier et avant-hier dans son cabinet , après soupe : j'en suis ravie ; et vous n'en serez pas étonnée , vous , madame , qui savez qu'il a au suprême degré le talent d'enchanter. Toutes ses bontés me viennent de vous , en ce que vous m'avez rapprochée de lui : je vous prie de croire que je n'en reçois aucune marque , que ma reconnoissance pour vous n'augmente dans mon cœur ; et je vous assure que mon amitié pour vous , madame , va bientôt égaler l'estime que vous doit Elisabeth-Charlotte.

zéé Lettres des Princes

LETTRE XLV

De li mime.

Ce 8 Novembre iJo6:

"^rOiis ne vous lassez point, madame ^ ^ de faire du bien , et vous croyez que c'est votre vocation.

Vous avez trouvé bon que je vous importune pour les lettres de la malheureuse reine d'Espagne. Comme celle-ci est moins sèche que celle de l'autre fois , j'espère qu'elle sera plus de votre goût , auquel je me conformerai toujours avec plaisir. Le roi trouvera , je crois , les phrases fort allemandes : mais il faut bien qu'on y reconnoisse la main du traducteur ; et vous devinerez , en tout cas , ses sentiments à travers la manière dont je les ai rendus.

La reine me mande de vous prier instamment de brûler sa lettre ? et que Mr. le duc de Grammont ne puisse savoir ce qu'elle vous mande du duc de Saintpierre. Après m'être acquittée de ma commission , vous voulez bien que je vous dise encore, que mes sentiments pour vous

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sont , en dépit des gens qui veulent nous brouiller , tels que vous pouvez désirer. P. S. On m'a prié de vous demander un avis : c'est Mr. le duc de Lorraine qui ne veut jamais rien faire en sa vie qui puisse déplaire au roi : et comme il a nécessairement à faire à Vienne, à cause des arFaires de son frère l'évêque d'Osnabruck , il voudroit sonder par vous, madame , si un voyage fort court qu'il feroit à Vienne , fâcheroit le roi. Si vous croyez que sa majesté y ait quelque répugnance, il aime mieux tout abandonner que de lui déplaire : mais si la chose etoit indifférente , il en feroit donner avis au roi par M. de Torcy. Faites-moi , je vous prie , le plaisir, madame, de me mander ce que je dois répondre : et soyez persuadée que vous ne prendrez jamais de peine pour personne qui en ait plus de reconnoissance que moi.

LETTRE XlVI.

De Mr. le Duc d'Orléans.

Briançon , ce 10 Octobre iJo6>

IL n'y a point de douleur, madame, qui ne cède à vos consolations et i ux bontés que vous me témoignez. Après

%6§ Lettres des Princes

les assurances que vous me donnez, que l'amitié y a autant de part que la compassion , j'aurois tort de n'être pas tranquille. Si votre lettre n'étoit pas remplie de mes louanges , je passerois ma vie à ia lire : car elle me fait voir avec un charme infini toute la reconnoissance que je dois au roi. Quoique vous vouliez me cacher celle que je vous dois , je la démêle en tout , et particulièrement lorsque vous me faites souvenir de remonter à la cause des grands événements. Quand je pourrai vous dire , sans hypocrisie , que je suis un dévot , j'aurai une joie parfeite de vous faire ma confidente : ceux qui sont parfaitement dévots , sont si vrais et si généreux , qu'un honnête homme a plus de dispositions qu'un autre à le devenir. Continuez-moi vos bontés , madame ! j'en suis touché vivement : il n'y a rien que je ne veuille faire pour me les conserver,

LETTRE XLVIL

De Mad. la Duchesse d'Orléans.

T'ai eu la petite-vérole , et je ne la ** crains point, madame î et quand je la craindrois , être éloignée du roi , c'est pour moi le plus mauvais air. En quel état tout ceci doit vous mettre ! j'en juge par ce que je souffre. Je vous prie de dire au roi , que c'est de très-bonne foi que je désire d'aller à Meudon , et que je lui en demande la permission. Je m'adresse toujours à vous , madame î et je m'en trouve trop bien , pour changer jamais de conduite.

Pour vous épargner l'importunité d'une lettre , j'avois fait offrir mes pierreries au roi par Blouin : mais je n'ai point eu de réponse. J'ai donc recours à vous , madame , pour le prier de les accepter. La pensée m'en étoit venue dès que je sus qu'il n'y avoit plus d'espérance de paix : elles me viennent toutes du roi ; qu'elles y retournent ! elles seront bien mieux employées à le servir qu'à me parer. D'ail-

zyo LettPvES des Princes

leurs, j'ai eu si peu de vaisselle à envoyer , et si vilaine , qu'il est bien juste que je répare ma pauvreté par mes pierreries. Je m'en remets à vous pour le tour qu'il faut donner à cette offre. Mais je le trouverai très-bien , si ma proposition est acceptée , et si je vais à Mendon. Je vous prie d'être bien persuadée de ma reconnoi^sance, et de la sincère amitié que j'aurai toujours pour vous.

P . S. Vous me rendriez un bien grand service , si vous attachiez Me. de Marey auprès de moi : vous avez commencé mon bonheur , et cela suffit pour l'achever. Faut-il vous dire encore ? que vous avez le cœur si bon , que vous devez être bienaise que je Taie aussi ?

LETTRE XLVIII

De Mad. la Princesse de Conti.

Issy , ce 24 Octobre iJo%

MR. de Saint- Sulpice m'a montré, madame , la lettre que vous lui avez fait l'honneur de lui écrire. Je suis trop sensible à toutes les attentions que vous voulez bien avoir pour moi, pour lui abandonner le soin de vous en faire mes

a Mad. de Maintes on. 2.71

remerciements , qui ne seront jamais aussi forts que ma reconnoissance est vive.

L'état où je suis ne me permet pas d'aller cet hiver à Versailles : les couches seules de mad. la duchesse de Bourgogne auroient pu m'y faire aller: mais tout doit céder à ce qui peut plaire au roi. C'est dans mes malheurs le seul désir qui me reste, et ce sera ma seule occupation.

Dès que le temps marqué pour ma retraite sera expiré, je compte aller m'établira Versailles pour élever mon fils plus près de sa majesté. En voyant quelquefois son maître , il apprendra à le servir et à l'aimer ; et je lui inspirerai sans efiort les sentiments de soumission , de fidélité , de^ reconnoissance , qu'il lui doit. J'espère , madame, que vous voudrez bien qu'il ait l'honneur de vous voir quelquefois: votre conversation sera pour lui la plus excellente des leçons. Vous m'aiderez de vos avis pour une éducation qui me tient si fort à cceur : vous ne la regarderez pas au dessous de vos soins quand vous penserez à ce que nous sommes au roi , et à ce que mon fils peut un jour être à l'état ; de sorte que nous profiterons de votre amitié pour notre maître , et de votre zèle pour le bien public.

A7* Lettres des Princes

LETTRE XLIX

De Me. la Princesse.

Paris, ce 28 Mai 171».

VOus êtes , madame , toute ma consolation dans toutes mes peines. Je ne puis m'empêcher de vous ouvrir mon cœur sur l'inquiétude où je suis de voir mon petit-fils à l'armée , encore plus seul qu'il ne l'éroit l'année passée. Je serois tien fâchée d'importuner le roi : je connois ses occupations : je sais qu'on est si occupé à sauver l'état , qu'on n'a guère ] ; temps de penser à un prince. Mais je r.e puis m'empêcher de vous représenter les conséquences d'être abandonné à soimême à l'âge qu'il a. Vous les voyez mieux que moi ; le roi les verroit aus^i d'un coup d'œil : Mr. le Duc a l'honneur d'être non-seulement prince de son sang, mais son petit-fils ; les fautes qu'il fera , le toucheront plus que celles d'un autre : et comment peut-il n'en pas faire, s'il n'a personne qui le conduise et qui lui donne des conseils encore' plus nécessaires à l'armée qu'à la cour ? Nous n'avons

A Mad. de Maïntêngn. 175

point proposé un ofHcier général. Oit diroit dans le monde que nous cherchons plutôt un homme qui nous donne de l'éclat que des avis : et assurément rien ne seroit plus faux ; car si nous connoissions un simple soldat qui fût capable de l'instruire, nous les préférerions à un maréchal de France. Il me semble , madame , que l'attention qu'on aura sur mon petitfils ne peut détourner du service du roi ; parce que les choses que celui qui en seroit chargé feroit pour le service , serviroient aussi à l'instruction.

Mon petit- fils suivroit cet homme partout, Pécouteroit, le consulteroit , et sauroit fort bien se faire tuer à ses côtés. J'espère , madame , que vous voudrez bien me donner en cette occasion les marques d'amitié que vous m'avez données entant d'antres. J'en souhaitefortlacontinuation.

J'ai été quelques jours â Chaîliot , où je me serois trouvée fort bien , si je n'avois dans la tête tout ce que j'y ai. Pardonnez-moi mes inquiétudes : voilà ce que c'est d'être grand'mere ! Souvenez vous , je vous prie , de l'amitié que M. îe Prince avoit pour vous , et de celle que vous aveztoujourseuepour Anne, Palatine de Bavière.

P. S. Si vous entendez parler de l'abbé

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de Maulevrier , je vous conjure de suspendre votre jugement , jusqu'à ce que je vous aie parié.

LETTRE L

De la même.

Jeudi à 1 1 heures -eu marin,

VOilà enfin , madame , le procès que je craignois tant , commencé ! Je travaille pourtant le plus qu'il m'est poss;ble pour un accommodement : je vous prie de demander à Dieu qu'il bénisse mon travail , afin que je puisse empêcher les suites d'une affaire qui ruineroît tous mes enfants y et ^ercit très-mauvaise pour leur salut , par la désunion qu'elle mettroit entr'eux. On plaide à l'heure qu'il est, et quoique l'on m'ait assuré qu'il r.'y auroit rien dans les plaidoyers qui pût donner de l'aigreur , je ne laisse pas d'en. svoir une grande peur et j'en attends des nouvelles avec impatience et avec crainte. Je ne demeure ici que pour presser ce que je crois qui peut conduire â un accommodement , et pour empêcher ce qui y pourroit nuire. Sans cela , j'irais

a Mad. de Maintenon. 275

à Chaillot pour ne point en entendre parler. J'espérois que l'on n'iroit pas aux audiences : le roi avoir eu la bonté de le défendre : il me semble que l'on s'en souvient. Vous en aviez bien compris les conséquences. Les sollicitations sont commencées. J'en suis affligée : il me se -e qu'entre des personnes si proches , on « n devroit point faire : mais je n'ai pu l'empêcher : je voudrois au moins qu'on en demeurât aux présidents à Mortier. Il n'est point de la dignité , que des femmes , comme mad. la duchesse et mes filles , aillent chez ces petits conseillers du parlement. Il est vrai que Mademoiselle l'a fait , et me l'a fait faire dans le procès de la succession de Guise , où elle avoit le même intérêt que moi. Mais je m'en suis dispensée dans un autre procès qui ne regardoit que moi , et qui étoit sur cette même succession que l'on vouloit m'ôter presque entière. Mr. le Prince ne voulut pas que je le fisse : et mad. de Guise ne l'a jamais fait : j'en parlai à Versailles à mad. la Duchesse elle me dit qu'elle ne le feroit pas si ce procès la regardoit ; mais que , comme il regardoit son fils , elle ne pouvoir ne pas le faire. Je me soulage en vous mandant mes peines.

276 Lettres des Princes LETTRE LL

A dix heures du soir,

T'Ai eu des nouvelles du plaidoyer :

** on m'a dit qu'il n'yavoit rien eu dont on se pût plaindre. Mais j'appris en mêm 3 temps que mes filles avoient déjà été chez quelques conseillers : cela me fait croire qu'il seroit fort nécessaire que le roi voulût bien dire quelque chose sur les audiences. Il suffira qu'il dise : Je ne crois pas quon songe à y aller.

LETTRE LU

Paris , ce 20 Juin 171 %

J'Aîlois vous écrire , madame , pour vous prier de représenter au roi l'état où est le comte de Charo'ois , et le besoin qu'il a de ses grâces ; quand ma fille est venue me dire qu'elle voit écrit au roi et à vous, pour le gov.vt rnement de Provence. Si elle pouvoit l'obtenir , elle feroit les deux mariages que je souhaite depuis si long temps. Elle entreroit très-

facilement dans l'accommodement qu'on propose , et ce seroit un grand bien pour notre famille. Le roi ne pourra-t-il pas entrer dans cette considération , et faire aussi quelque chose pour le comte de Charolois ? Voilà le gouvernement de Provence et la charge de général des galères qui vaquent : l'un mertroit la paix dans notre maison ; et l'autre feroit un grand bien à un petit garçon qui en a grand besoin , que vous aimez , et que le roi ne hait pas. Voici une occasion qui ne se trouvera peut-être jamais : mais il ne faut rien faire pour le prince de Conty , qu'en faisant les mariages et l'accommodement tout ensemble.

Le roi vint hier chez vous , madame , si-tôt après que j'y fus entrée y que je ne pus vous parler de l'abbé de Gergy, vicaire (depuis curé) deSaint-Su'pice. Je crois que le roi feroit un très-bon choix en le faisant évêque de Châlons. Il seroit très-utile à la\province de Bourgogne :

c'est une homrrçe d'une grande piété et d'un bon esprit, Je ne vous parlerai pas souvent , madame , de pareilles choses : je crains trop de proposer des personnes pour lesévêchés : mais je suis sûre , cette fois-ci , de ne rien faire contre ma conscience , ni de ne vous demander rien

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