LETTRE CX
12 Septembre. î^i
'Ai montré tous vos papiers au roi , qui m'a dit qu'on gvoit cléjà parlé de
j 34 Lettres de Mad.
*:ette lettre 6c qu'il n'y vpuloit rien changer. Il l'auroit pourtant relue fi elle avoif été en François. Mais à vous dire la vérité, Monfeigneur, le roi ne veut entendre yarler d'affaires que par fes minières ? il ne trouve point bon que M. le Nonce le foit adreffe à moi. Faites-lui entendre raifon une fois là-deffus Je vous en conjure. Je ne puis que femer des maximes générales. Je ne puis rien fur les faits particuliers dont je n'entends prefque pasparler. Je ferois trop bien payée de l'efclavage où je fuis, fi je pouvois faire quelque bien : mais , Monfeigneur , il n'y a qu'à gémir de voir comme les chofes font tournées. Je ne veux pas m'étendre davantage , ce fujet me conduiroit trop loin.
Je vous prie , Monfeigneur , de dire à M. le Nonce , que je n'ofe me mêler d'affaires, que je penfe comme lui , mais qu'il faut que mes fentimens foient renfermés en moi-même : je n'ai point l'hon*. neur de lui écrire. Je crains de ne le pas faire comme je le dois :' & tout ce qui pafTe par vous en devient meilleur.
Si M. le chancelier fait les lettres de: évêques , nous ne ferons pas long-tenas en bonne intelligence avec Sa Sainteté. Je ne puis vous dire 3 Monfieur 3 tout ce qus ià foufFre*.
de Maintenu n,