‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 111 sur 243 · LETTRE CXXII · texte numérisé non relu

LETTRE CXXII

à Mdrly, ce 7 août. ï^qç.

JE vais commencer ma lettre fans efpé- mmm *■ rance de l'achever aujourd'hui. Nous arrivons de Lucienne : nous allons â la chafïè. Nous reviendrons à la promenade. Et Me. la D, de Bourgogne loupe dans ma chambre. Que ces jours-là font difFérens des vôtres , Monfeigneur ! vous entaiTez vertu fur vertu, bonne œuvre fur bonne œuvre.

Voïez la lettre qu'on m'écrit. J'ai penfé Penvoïer à M. de la Valliere. Mais ma pente eft de m'adreflèr à vous , Monfeigneur : j'ai parlé à M. de Chevreufe qui dit, qu'il ne peut rien fur fon frère.

Le roi me raconta une partie de la converfation que vous aviez eue la veille. Mais j'en ai depuis eu une avec lui, dont je veux vous rendre compte. Il faudroit diner dans la rue de Noailles , la première fois que vous viendrez.

J'ai bien du chagrin fur mon frère, & M. le doyen eft moins habile qu'il n'eft

14S Lettres de M ad.

faint. Il faut que tout tombe fur vous , et que vous décidiez de ce que nou* aurons à faire.

Voïez auffi, Monfeigneur, la lettre que m'écrit le premier Préfident, & que M, le curé de St. Sulpice ne m'engage à rien de déraifonnable. Le roi me paroit bien fcandalifé des entreprifes , & de l'ardeur ties dévots. Il vous diftingue comme je Tous le dirai.

Je fuis bien étonne'e d'avoir enfin achevé ma lettre.

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