LETTRE CXXIV
à St. Cyr, à 9 heures.
LE roi fe trouve dans un grand em* barras fur la différence des avis de Mrs. les éveques. Celui de M. de Rheims* eft bien décifif pour ne pas laifTer rentrer les mauvais convertis dans les églifes.
Celui de M. de Sens eft bien embrouillé 5 mais il me fembie qu'il veut qu'on les force d'aller à la mefïè. M. de Bâville eft de même opinion , & ne fut jamais accufé d'être violent : il a pour lui beaucoup d'évêques de Languedoc. Je vois des gens de bien de ce fentiment , qui prétendent que ceux qui n'en font pas fe fondent fur ce qu'on ne doit pas afïifter à la mefle, quand on eft en péché mortel. Vous entendez , M. ce que cela veut dire : on le raportera furement au R. je fçai que vous ne fuivez que les lumières de votre confcience : mais je dois vous avertir de tout. Vous me pardonnerez de craindre tout ce qui peut s'oppofer à la confiance du roi pour vous , fi nécefïàire pour fon falut & pour toutes fortes de bonnes oeuvres : il m'a paru difpofé à vous entretenir longtems : où trouverez-vous celui de me voir? ^ Maurice U Tellior,
de Maintenu n. 151
ïl me femble que votre avis eil une condamnation de tout ce que Ton 3 fait jufqu'ici contre ces pauvres gens ï on n'aime pas à revenir de (i loin : ÔC l'on a toujours cru qu'il leur falloit poufrr tant une religion.