‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 114 sur 243 · LETTRE CXXV · texte numérisé non relu

LETTRE CXXV

6 ottohre. 1699.

J'Ai reçu , Monfeigneur , les nouvelles —-** de Rome , que vous avez bien voulu m'envoier. Il y en a de toutes façons. Et M. le card. de B. n'y eil pas bien traité. Il faut patienter fur la grande affaire , & efpérer que Dieu la tournera | pour fa gloire. On n'a pas cherché autre chofe.

M. le M. de Noailles vous fera favoif fans doute la converfation que j'ai eue avec M. l'archevêque de Sens. Il vouloit partir pour Conflans , afin de faire toutes les avances d'un raccomodement qu'il paroit defirer , & dont je lui ai dit que vous m'aviez chargée. M. de Pontchartrain m'a fait une vifite ce matin. Nous avons bien difputé fur les évêques. Si mes lumières égaloient mon amour pour le bien, je parlerois fortement fur l'affaire des gens de la religion. Mais tout cela

l$i Lettres de Mad.

cft fî difficile , fi obfcur , fî incertain , que je n'ofe tenir que des propos vagues. M. de P. ne voudroit qu'une inftruction , & point de déclaration. Le projet de M. d'Agueiïèau m'a paru admirable. Mais il eft plus aifé d'arranger tout fur le papier que d'exécuter. Je ne faurois croire que cette affaire fe décide promptement : & peutêtre vaudroit-il mieux qu'elle vous revint. M. de Pontchartrain dit que l'églife veut fe fervir de l'occafion pour tirer des avantages auxquels elle n'avoit jamais prétendu. Que je ferois heureufe , Monfeigneur, fi j'avois quelque part à ce que vous faites préfentement ! Je prie Dieu d'y répandre fes plus abondantes bénédictions.

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