I III
de Maintenu n. 19}
écouter la lettre de M. de Bonrepaux. Enfin , j'y parvins hier au foir. Et on me dit qu'on ne pouvoit accorder une place de colonel réformé à ce gentilhomme, mais bien une penfion de 1200 livres quand on faura fon nom. Pour la princeffe , on en eft bien embarrafTé : & on ne veut lui donner que mille écus. Comment foutiendra-t'elle fon rang ? J'ai donné le placet des réunis de la paroiiïè de St. Etienne du Mont. Je ne fai ce qu'il aura produit. Il me femble , Monfeigneur , que voilà toutes vos commiffions. Celle de Madame la C. d'Auvergne eft mieux reçue que les autres , parce qu'elle ne demande rien. Et on vous l'abandonne pour le tems de fa converfion.
J'ai été bien aife de vous favoir en retraite dans l'efpérance que vous y aurez trouvé de nouvelles forces d'efprit & de corps. Je voudrois que vous y euffiez pris des réfolutions de n'en pas abufer. Votre auftérité me fait peur. J'en ai vu mourir Madame votre mère. Et je fuis perfuadée que fa pieté avoit le même caractère que la vôtre , à proportion de ce qu'elle étoit : réflexion qui fouvent me fait trembler pour vous. Nous en parlons dans la famille. Nos faints princes de Saint Germain font charmés de vous. Et moi , Monfeigneur , je languis ici encore Tome IV m I
plus qu'ailleurs , n'ayant pas la diverfion de St. Cyr , & voiant fouvent ce que je ne voudrois pas voir. Mais je fuis partout également la perfonne du monde qui vous honore le plus.