LETTRE C L X X
jeudi Jaint» I7OI,
% /TR. Michel eft malade & ne peut*' " ■-"■ iV-Lpas vous aller trouver auffîtôt qu'il 'auroit déilré : je lui ferai fçavoir votre louvelle bonté.
J'ai brûlé depuis quelques jours la lettre .es Carmélites de Rome : je ne prévoïois •as qu'elie put me fervir : & j'aime à ne défaire des papiers.
M. le maréchal de Noailles vous aura endu compte fans doute de fa dernière onverfation avec le roi , qui vous fer3 oir que Mrs. de Bouillon n'obtiendront ien de nouveau en cette occaflon : ainfi , Jonfeigneur , je ne crois pas qu'il y ait ien à dire ni à faire présentement : il aut voir ce que deviendra l'accommodenent particulier.
Je prie Dieu de tourner tout ce qui vous touche pour fa plus grande gloire: îous aurions grand fujet de nous defef- )érer , fi nous jugions de l'avenir par le >réfent. On remet vos lettres entre les nains de M. de Pontchartrain , qui n'eft )as toujours difpofé à bien traiter les îccléfiaftiques. Je dis au roi que vous :rouviez que cet abbé avoit tort dans le
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commencement de l'affaire , mais que la procédure perfonnelle co tre lui vous paroiflôit violente : il en convient.
En nommant il y a quelques jours le nom de M. l'évêque de Perpignan , le roi me dit qu'il avoit fait l'ordination pouri vous , parce que vous étiez malade. Oferois-je vous demander fi cela eft vrai.
Il y a des demoifelles à Perpignan qull ont été élevées à St. Cyr , & qui réfiftent jufqu'ici à l'envie que leur mère a de les perdre. Je voulois prier M. l'évêque de les placer dans un couvent. Le pourroit-il, & voudroit-il entrer dans cette affaire, dont M. votre frère aconnoiffance ? Je vous demande pardon , Monfeigneur, de vous en fatiguer. Mais ce feroit une bonne œuvre : & c'eft une grande excufe.
Voudriez-vous voif ce qu'on en mande à M. le Maréchal? je crois la lettre, du père refteur des jéfuites.