LETTRE C X C I I
à Marly, ce i$ novembre. . ' ' ■
JE rendrai compte au roi de la lettre que je viens de recevoir de vous, Monfeigneur : vous lui ferez un grand plaifir de finir cette affaire. Il me paroit que le zèle y a un peu de part , & l'amour de fon repos, beaucoup. Vous './affligez, quand vous n'efperez plus de fatisfaction, quoique je voye comme vous une fource intariflable de peines. La reine d'Angleterre me parla hier au foir long-tems de vous : je ne ferois pas fâchée que vous euffiez entendu cette converfation. Je vous rends mille grâces de ce que vous avez fait pour Madame D . . . . n. C'eft vous , Monfeigneur , en toute façon qui l'avez placée : & c'eft vous qui faites tout le bien que vous pouvez. Pourquoi faut-ii qu'on ne puiiTe vous aimer à fon aife ? Pardonnez la liberté de cette phrafe : toute la gravité du facré collège ne fauroit , ce me femble , s'offenfer d'un fentiment.