‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 178 sur 243 · LETTRE CXCIV · texte numérisé non relu

LETTRE CXCIV

ce 24 août. 1704.

E parois plus affligée qu'une autre, Monfeigneur , parce que j'ai peu de vertu & de courage. Mais du relie , je crois que dans cette occafion nous fentons tous à peu près la même chofe. Et je ne puis douter que vous ne foiez ienfiblement touché de la perte générale , Se des pertes particulières. Dieu foit loué de tout , & veuille appaifeï fa colère , que nous n'avons que trop méritée! Nous avons lieu d'efpérer que la peine du roi Tome IV, L

n'altérera pas fa fanté. Il a une véritable religion & un grand courage. Et je vous allure qu'en lui rien n'a été ébranlé. L'égalité extérieure qui prouve celle du dedans a toujours été la même. Et je ne l'ai pas vu un moment avec de l'humeur.

Pourquoi ne Tètes vous pas venu voir.

Il me femble que les tribulations font votre partage. J'efpére me confoler ou me plaindre avec vous, mercredi % à moins que la D. de Noailles ne hâtât votre vifîte de Verfailles. Vous êtes trop bon , Monfeigneur , de penfer à moi dans une affliction générale. Je le fens avec toute la reconnoiflance poffible.

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