LETTRE CXCIX
2 novembre»
JE crois , Monfeigneur , que Me. de la Viefville m'adrefïè la lettre qu'elle vous écrit , pour en avoir plutôt la réponfe , dans l'efpérance que je vous preffèrai.
Elle me mande qu'elle fait , Monfeigneur , que vous vous tuez. J'ai toujours craint votre auftérité : je vous avertis que je vous croirai janîeniûe , fi vous n'avez plus
de Maintenu n. 251
de foin de vous : il n'y a qu'un hérétique qui puifïe être homicide de foi-même. Il ne faut pas fcandalifer le moindre des foibles. Vous, ne me fortez gueres de l'efprit depuis jeudi : & l'effet que vos peines produifent fur moi me dit bien l'attachement que j'ai pour vous.
Ce placet eft d'un de mes gendres de St. Cyr , fort honnête homme : je ne veux rien contre vos ordonnances. Je ferai charmée du fuccts : mais je m'accommoderai fort bien d'un refus. On fait cette demande , parce qu'un ami veut donner un bénérke à cet enfant.