LETTRE XXX
à une heure 0* demie.
JE viens de voir M. le Curé* qui a fort; infiit.é pour faire l'abbé de Charoft évoque. Je lui ai dit qu'il palToit pour être comme le refte de fa famille en grande iiaifon avec Me. G... il ne m'a p is paru que le curé compte cela pour un grand fujet d'excluilon î voiantque je penfois différemment, il m'a dit qu'il faudroit le faire examiner par M, Tronfon. Je n'ai rien répliqué : il s'efi tu : & il a bien fait. M. le curé m'a dit cnfuite que M. le D. de Chevreufe était très net fur toutes ces opinions-là , 6c qu'on ne devoir pas en être en peine. Il auroit bien mieux fait de fe taire encore.
Je vous prie , Monfieur , de ne rien confier au P. de la Chaize que vous ne veuilliez qui foit fçu du roi & de bien d'autres» Vous ferez encore fort heureux s'il ne redit ce qu'il aura entendu. Sur M. l'abbé de N... .il n'y a qu'à dire franchement que "vous ne le nommeriez pas , (1 vous en connoiffiez un meilleur, & que vous le trouvez trop jeune pour le propofer à tout autre évêché qu'à Châlons.
M. lé curé m*a parlé fortement fur M*
* François H&ejt 3 curé cte Yerfailks*.
3S Lettres de M ad.
l'abbé de Vaubecour , mais moins que fur M. l'abbé cb Charoft. Jamais de réponfe par civilité.