‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 32 sur 243 · LETTRE XXXIV · texte numérisé non relu

LETTRE XXXIV

1 69 Ç . le hur de noeî.

E roi a bien compté , que vous ne viendrez ici que demain lui amener M.

l'abbé de N .... Le P. de la Ch. a très bien fait : on m'aflLrequM ne tarit point fur vos louanges: vous allez dire : kimeo Danaos & don a ftrentes.

Je n'efpere point avoir l'honneur de vous voir demain : & cela n'en fera pas plus mal : il faut garder vos vifites pour les chofes néceffàires. J'efpere que M.

l'abbé de N. n'en croira pas moins que je fuis ravie qu'il foit votre fucc^lfèur : la raifon qui a le plus déterminé le R.

contre cette jeuneiTè qu'il craignoit tant , c'eft qu'il a compté qu'il n'y aura rien de changé dans tout ce que vous avez établi , & que vous conduirez ce diocefe encore quelque tems du gefte & de la voix : je fuis bien aife de cette affaire & d'avoir entendu dire au roi de très bon air qu'il avoit été ravi de vous faire plaifir. Il ajouta qu'il avoit dit à fon confeiïèur que cette raifon étoit trop humaine, mais qu'il la croioit permife quand d'ailleurs le fujetétoit bon : le P. de la C .... le confirma dans fon opinion.

Je vous rendrai compte une autre fois d'une converfation que j'ai eue avec lui fur fa confcience. J'efpere tout, Monfeigneur, de la bonté de Dieu , de vos prières , & de vos foins.

Vous me faites un grand plaifir, quand vous finiiïèz vos lettres par quelques mots de pieté , & je connois tout le prix de Votre bénédiction.

P. S. Je ferai bien aife que vous ne me rendiez la lettre que lorfque j'aurai l'honneur de vous voir.

Ne me permettez -vous pas, Monfeigneur, de faire ici mes complimens à Me» la D. de Noailles , & à M. le maréchal, pour leur fauver la peine de me faire réponfe ?

44 Lettres de M ad.

i69S# LETTRE XXXV.

CE n'eft pas par mon inclination , Monfeigneur , que je remets à une autre fois Thonneur de vous voir , vous , & M. l'évêque de Châlons*: mais je crois qu'il faut éviter tout ce qui n'eil que compliment , & garder nos entrevues pour ce qui fera néceffaire. Le petit mot que vous dites fur M. de Noyon m'afflige , parce qu'il me fait voir qu'on a fait un mauvais choix. Le P. de ia Chaife ne fe rend aux évêques dévots que par des raifons particulières : ne lui en direz-vous rien , Monfeigneur?

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