LETTRE L I V
1696. 5 ao^'
I M. l'abbé Têtu fe plaint de vous, Mcnfeigneur , il aura tort. Mah jecroirois
l'avoir , Ti je ne vous avertiilois de tout ce qui viendra à ma connoiiïànce fur votre lu jet.
II y a deux jours que le roi me dit en fortant de ma chambre. » Je m'en vais » voir quelqu'un que vous croïez bon hom- » me , mais (ans efprit «. Il me nomma le P. de la Chaife. Je lui répondis ; 0 Vous » le croïez encore plus que moi : car vous » le voïez plus Couvent «. Le roi répliqua: » Il eft.vrai : & cela baiiTe tous les jours : » mais ne bai:Tbns-nous pas aufTi ? « Je crus l'occafion favorable , & je lui dis : » N'allez pas me donner quelque ftupide » pour confeSeuf de la princeife , & or- ]» donnez au P. de la Chaife de coniultei » M. l'archevêque qui eftime fort certains » fujets de la compagnie. Il me dit : » in- » formez vous de quelque chofe de bon : » & je le demanderai «.
Me vo:'a donc en état , lioofeigneur < de vousconluUerà notre première entre Vi .
Ne venez point ici. On a regret à tout le tems qu'on parte hors des jardins. On
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n'ira plus à Trianon. Nous irons, s'il plaît à Dieu , à Verfailles famedi. Nous y pafferons huit jours : & delà à Meudon.
Je m'aperçois avec plaifir que le roi reprend fon ancienne familiarité avec M. votre frère.