LETTRE L V I I
4 feptembre.
VOici un mémoire d'Andrefy qu'on m'aGTure être de votre diocèfe. Souvenez-vous donc , Monfeigneur , une fois pour toutes de faire de mes avis l'ufage qu'il vous plaira , fans me répondre un mor quand il n'y a pas de nécjffîté. Je ciains toujours de vous faire perdre du *-ems. Ce n'ed: point à moi à me mêler entre des religieufes & leur évêque : mais fi , fans me nommer, vous difiez à celui de Saint- Flour les plaintes qu'on fait de lui , & que vous lavez 'qu'elles funt venues jafqu'à la corr, peut-être feriez-vous un bien: car , Monfeigneur , peu d'evêques ont , comme vous, toujours raifon.
Hé bien ! voilà les dames nommées !
voilà la maréchale défefpérée! mon état & ma Jeflinée eft d'affliger,' & de deffervir tour ce que j*aim&. J'en fourTre beaucoup : mais je ne varierai point dans la loi que je me fuis faite de facrifîec mes ^amis à la vérité & au bien.
On a parlé du Père Emerique : c'eft «n montre : il a le plus grand défaut de tous les défauts : défaut éclatant : défaut exclufif : U eft eft très dévot : & la
de Maintenu k, 71
dévotion ne fied gueres mieux à un confefïèur qu'à un évêque : voilà, Monfeigneur , où nous fommes encore , grâce au bon père !