LETTRE LXXXII
à Marli , ce 13 juillet,
SI l'on ne veut pas tolérer le livre,: je crois , Monfeigneur , qu'il faut finir la négociation. Quant au retour de M. de Cambrai , il n'y a que Dieu qui puifïè le faire. Et je fuis perfuadée que vous ne le croiez pas auffî imbu de ces maximes-là qu'il l'eft en effet. Son cœur en eft rempli : & il croit foutenir la religion en efprit & en vérité. S'il n'étoit pas trompé , il pourrait revenir par des raifons d'intérêt. Je
le crois prévenu de bonne Foi. Il n'y a donc plus d'efpérance. J'ai tant de connoiffànce de cette affaire , & depuis Ci long-tems , que j'en parie plus hardiment que je n: ferbis de toute autre. M. l'évêque de Chartres m'alTure, Monfeigneur, que vous irez mardi à St. Cyr. Je ferai très aife de vous entretenir là-defïus.